20 Juin 2018

Sénégal: Blanchiment d'argent - Des agents mieux outillés pour réprimer la pratique

Pour une lutte efficace contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Lbc/Ft), il faut bien outiller les agents chargés de réprimer la pratique.

D'où la nécessité pour le Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (Giaba) de les former afin de mener au plan régional et local, la lutte. Ce qui a motivé la tenue d'un atelier régional de formation des formateurs sur la Lbc/Ft, avec l'appui de l'Union européenne (Ue).

Les sanctions contre les auteurs de délits et crimes liés au blanchiment d'argent et le terrorisme ne sont pas souvent proportionnelles aux actes commis.

C'est le constat du Giaba qui compte sur la répression pour lutter contre le phénomène avec la mise en place du Projet pour le renforcement des capacités en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux en Afrique de l'ouest (Samwa), un projet conjoint de l'Ue et du Giaba.

Pour Dr Buno E. Nduka, directeur des programmes et projets du Giaba, il s'agit de doter de connaissances pédagogiques les experts sélectionnés pour assurer à leur tour des formations aux parties prenantes compétentes dans les États membres bénéficiaires respectifs, conformément aux exigences du projet.

Aussi, a-t-il souligné, le projet concerne trois principaux volets avec, dans un premier temps, le « renforcement des capacités des cellules de renseignement financier et des entités déclarantes ; ensuite, le renforcement des capacités des organismes chargés des enquêtes et poursuites pénales et de la justice (Centif et Crf) pour les aider à mener efficacement des enquêtes sur les cas de blanchiment de capitaux et à recouvrer des avoirs illicites et enfin, une plus grande sensibilisation du public et le renforcement de l'engagement politique en faveur de la lutte contre le blanchiment d'argent ».

Des objectifs dont l'atteinte nécessite une appropriation globale des méthodes à l'échelle sous-régionale avec les entités concernées dans chaque pays.

Afin d'atteindre les résultats fixés à travers ces trois volets, le Giaba a fait appel à deux experts pour l'élaboration de deux programmes de formation dont l'un sera destiné aux institutions financières et aux entreprises et professions non financières désignées (Epnfd) et l'autre, à la politique de répression et aux autorités judiciaires.

Et cette session de formation est l'occasion de permettre aux participants de se familiariser avec des outils pédagogiques et favoriser ainsi une approche commune sur lesdits outils et de mieux les préparer à former les acteurs nationaux (autorités de police, parquet, institutions financières et Epnfd) dans les Etats membres.

Et le souhait du Dr Nduka est de voir les documents élaborés par les consultants, qui contiennent des normes minimales, « de vous servir de guide pour une meilleure harmonisation des programmes dans les Etats-membres ».

« Aussi, est-il important de travailler en synergie et de tenir compte des spécificités nationales et sous-régionales. » Dr Buno E. Nduka a rappelé que le Sénégal fait partie des meilleurs élèves de la région en matière de lutte contre le blanchiment d'argent.

D'ailleurs, le Giaba vient de boucler la visite du 2ème cycle des évaluations mutuelles du Sénégal. Et le rapport qui sera examiné durant la plénière de novembre prochain devrait permettre de confirmer le pays dans son statut de bon élève de cette évaluation.

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