21 Juin 2018

Madagascar: Epreuves d'EPS - Reportées aussi pour les candidats au baccalauréat

Au BEPC comme au bac, les épreuves d'EPS se tiennent toujours pendant plusieurs semaines, voire quelques mois, avant les épreuves écrites. Photo d'archives.

Après la suspension des épreuves d'EPS pour les candidats au BEPC, les candidats au baccalauréat sont, à leur tour, touchés par les impacts de la grève des enseignants de l'Education nationale.

Pas d'épreuves d'EPS pour les candidats au bac jusqu'à nouvel ordre. C'est ce qu'ont annoncé, hier, les enseignants d'EPS (éducation physique et sportive) regroupés en association et syndicat. Ils affirment être solidaires avec leurs pairs enseignants des établissements publics, en grève depuis plusieurs semaines faute d'avoir été entendus par leur ministère de tutelle. « Jusqu'à présent, on ignore les enseignants. En tout cas, c'est ainsi que nous interprétons la non- satisfaction des revendications, lesquelles ne datent pas d'hier et qui sont tout à fait légitimes dans la mesure où les enseignants de l'Education nationale sont les moins lotis, et de loin, des fonctionnaires », se plaignent ces enseignants, qui par ailleurs, réclament la mise en place d'un service spécialement chargé de l'EPS au sein du ministère de l'Education nationale (MEN).

Report. Ainsi, outre les candidats au BEPC dont une grande partie n'a pas encore passé les épreuves d'EPS, les candidats au baccalauréat ne prendront, eux non plus, le départ. Pire, les premiers comme les seconds craignent un nouveau report des examens, lesquels ont déjà été reportés de deux semaines, faisant de cette année scolaire 2017-2018, une année particulièrement longue après les aménagements du calendrier scolaire mis en place par le MEN.

Pour leur part, l'ensemble des enseignants grévistes persistent et signent : « Nous ne prenons pas en otage les élèves. Au contraire, ce sont les responsables du MEN qui les prennent en otage en nous ignorant », se défendent-ils. « Certaines de ces revendications ont été présentées depuis des années, mais les responsables ministériels ne se pressent pas dans les prises de décision pour les satisfaire, enfin. On nous dit, ces derniers jours que nous devrions rassembler nos revendications, les mettre par écrit et les adresser aux responsables du MEN, mais que nous devons reprendre le travail. Ce que le public ignore peut-être, c'est que nous avons déjà fait tout cela et ce, depuis des années, et à plusieurs reprises, mais quasiment rien ne bouge. C'est la raison pour laquelle nous durcissons le mouvement, cette fois », déclarent les enseignants qui ont assuré vouloir reprendre le travail dès la minute où ils seront « enfin entendus ». En attendant, les élèves restent privés de classe et attendent qu'une issue soit enfin trouvée.

Madagascar

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