21 Juin 2018

Algérie: L'Etat veille à assurer la disponibilité quantitative et qualitative des médicaments

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Pr. Mokhtar Hasbellaoui a affirmé, jeudi à Alger, que l'Etat veillait à assurer la disponibilité quantitative et qualitative des médicaments.

Le ministre qui répondait aux questions de deux membres du Conseil de la nation concernant la mise en place d'une nouvelle base pour la production de certains médicaments au niveau local après le retrait de certains de ces médicaments des marchés internationaux, et les solutions et mécanismes à même de mettre fin au monopole dans le domaine pharmaceutique, a précisé que " l'Etat a toujours veillé à assurer la disponibilité quantitative et qualitative des médicaments".

Il a, par ailleurs, affirmé que l'importation et la production de médicaments en Algérie " sont soumises à des instructions strictes et l'Etat a œuvré à la promotion des médicaments génériques et l'interdiction de l'importation de ceux produits localement, ce qui a permis de porter à plus de 70 % la production de ce type de médicaments ".

Ces mesures ont également permis "une concurrence entre les producteurs locaux et la fin du monopole, ce qui constitue une valeur ajoutée qui a érigé l'Algérie au rang des pays exportateurs de cette matière vitale".

Concernant les matières premières nécessaires à la production pharmaceutique, le ministre a indiqué que "la suspension de l'importation de ces matières est soumise à un programme étudié tenant compte des besoins nationaux conformément à un cahier de charges spécifique", réaffirmant que "l'importation de ces produits par les producteurs locaux se fait en fonction de leur capacités financières et des besoins exprimés".

S'agissant des médicaments produits localement ou commercialisés en Algérie en dépit de leur retrait par d'autres parties, M. Hasbellaoui a indiqué que "la nomenclature nationale de l'importation des médicaments est révisée de manière régulière par un comité d'experts", ajoutant que "le retrait de certains médicaments par les pays producteurs ne signifie pas leur invalidité mais pour de simples raisons commerciales, et ils ne peuvent pas être retirés du marché national sauf dans le cas où la commission compétente approuve leur inefficacité, seul critère retenu par l'Algérie".

Il a souligné, par ailleurs, que "la commercialisation de médicaments de manière illégale expose les pharmaciens à la fermeture de leurs locaux et à d'autres sanctions judiciaires", rappelant à titre d'exemple, "la fermeture d'une unité de production locale pour non respect des conditions nécessaires" et ce pour la protection de la santé du citoyen.

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