22 Juin 2018

Ile Maurice: Affaire Roches-Noires - Ramgoolam avait parlé de vendetta politique à la police

Lecture de deux dépositions de l'ancien Premier ministre dans l'affaire Roches-Noires, ce vendredi 22 juin, en cour : «I deny statement... C'est une vendetta politique qui a pour but de me nuire... » avait dit Navin Ramgoolam

«Je n'ai ourdi aucun complot avec Rakesh Gooljaury le 3 juillet 2011 ou autre jour, ni avec qui que ce soit. L'enquête est en elle-même partiale... »

Il a démenti les allégations portées contre lui par l'homme d'affaire Rakesh Gooljaury dans le cadre de l'affaire Roches-Noires. Le procès intenté à l'ancien Premier ministre et aux policiers Dev Jokhoo et Rampersad Sooroojebally a été appelé en cour intermédiaire.

Les deux premières dépositions de Navin Ramgoolam ont été lues devant les magistrats Razia Jannoo-Jaunbocus et Raj Seebaluck. Mais son avocat, Me Gavin Glover, Senior Counsel, a objecté à la production des trois derniers «statements», en vertu du Judge's rule.

Sa déposition du 5 mars 2015 a été lue par l'inspecteur Goinden du Central Criminal Investigation Department (CCID). «On 3rd July 2011, an incident occured wherein Gooljaury stated same day, while he was sleeping in his bungalow, he was threatened by an intruder who attacked him... he said he met you, Soornack, Jokhoo, Sooroojebally... and he said he was coerced by you to make a statement.»

C'est à partir de là, selon la lecture de déposition que Navin Ramgoolam avait demandé à ce qu'il écrive lui-même sa défense. «I deny the statement», a-t-il dit, affirmant qu'il ne fait pas confiance à la police.

SAJ le ferait emprisonner

«Sir Anerood Jugnauth said if he comes to power, he said he will re-open the case of one Ramdhony whereas it has been alleged that deceased was in connection with this present case. It was an attempt to show that because of this alleged larceny, I was involved one way or other with his death.

The judicial enquiry conducted has revealed nothing as such», avait poursuivi le leader des rouges qui avait catégoriquement démenti avoir quelque chose à faire avec le décès d'Anand Kumar Ramdhony. Navin Ramgoolam avait d'emblée cité les propos de SAJ qui aurait pour sa part pris l'engagement de le faire emprisonner.

«C'est une enquête illégale en violation de mon droit à la vie privée.» Pour lui, la police a agi sous les instructions de l'assistant commissaire de police Jangi, parenté avec la famille Jugnauth. «La réouverture de l'enquête est politiquement motivée et partiale.»

Navin Ramgoolam avait, dans sa version des faits au CCID, en 2015, évoqué le fait que son «ami» Gooljaury n'avait pas été arrêté le jour où il s'était rendu au CCID pour dire qu'il avait menti.

«Il est clair que c'est un vendetta politique depuis mon arrestation du 6 février 2015 et cette enquête a pour but, de me faire du tort, et de ternir mon image. Donc, je vais faire valoir mon droit au silence car je ne fais pas confiance à la police.»

Violation du Judge's rule

Après la lecture des deux dépositions de Navin Ramgoolam, Me Keshri Soochit, assistée de Me Mohana Naidoo et Jean Michel Ah-Sen, a voulu produire les trois autres dépositions mais Me Gavin Glover, Senior Counsel, assisté de sir Hamid Moollan, Queen's Counsel, Robin Ramburn SC, Shaukat et Hisham Oozeer et Asif Moollan ont objecté à leur production en cour.

«La défense objecte à la production de ces trois 'statements' car depuis que notre client avait donné sa version des faits, on avait attiré l'attention que les procédures faites étaient en violation de l'article 3 (b) du Judge's rule». Ils ajoutent que les noms des enquêteurs, voire même le DI Goinden, ne figurent pas sur les statements. De ce fait, Me Gavin Glover estime que ces dépositions ne sont pas admissibles en cour.

Pour rappel, lors d'une précédente séance, le Senior Counsel avait fait valoir son intention d'objecter à ces productions et avait fait remarquer que les enquêteurs du CCID ont posé à son client plus de 200 questions après qu'il a écrit ses trois dépositions faites le 10 mars, 15 mars et 4 juin 2015.

La suite, pour les arguments, le 25 juin.

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