23 Juin 2018

Sud-Soudan: Les principaux protagonistes se gardent de tout optimisme dans les négociations

Après leur rencontre du 20 juin à Addis-Abeba (Ethiopie), le président sud-soudanais, Salva Kiir, et son rival, l'ex vice-président, principal leader du mouvement d'opposition, Riek Machar, doivent se retrouver à Khartoum (Soudan) le 25 juin, en vue de chercher une issue à la crise dans leur pays.

En attendant la nouvelle rencontre, les deux protagonistes semblent ne pas être déterminés à résoudre le conflit qui déchire le Soudan du Sud. Le flou règne toujours autour des négociations de paix soudanaises alors qu'un brin d'espoir était né après une poignée de main dans la capitale éthiopienne entre le chef de l'Etat et son rival.

Tout a commencé par leurs déclarations. Le leader du mouvement d'opposition, par exemple, a fait savoir, le 23 juin, qu'il fallait encore plus de temps pour relancer l'accord de paix bloqué depuis trois ans. « Il faut d'abord trouver un accord politique et que les armes se taisent », a-t-il déclaré.

Réagissant le même jour à cette prise de parole, le ministre de l'Information du gouvernement loyaliste a dit : « Nous en avons assez de Riek Machar, des dommages qu'il a causés aux Sud-Soudanais (... ). Nous n'accepterons pas qu'il participe à un gouvernement de transition ».

Des analystes pensent que l'heure n'est pas encore à l'apaisement entre les deux belligérants, même si le gouvernement sud-soudanais a annoncé qu'une nouvelle rencontre aura lieu dans la capitale soudanaise. Malgré cela, les leaders de la région poussent pour une reprise des négociations de paix. Reste à savoir si dans ce climat de méfiance et d'hostilité les deux parties pourront parvenir à une quelconque avancée.

Le Soudan du Sud s'est enfoncé dans une guerre civile en 2013, soit deux ans après sa partition avec le Soudan. Ce conflit qui oppose les partisans de l'ancien vice-président, Riek Machar, aux hommes de l'actuel président, Salva Kiir, a fait des dizaines de milliers de morts, près de quatre millions de déplacés et provoqué une crise humanitaire catastrophique. De nombreux cessez-le-feu ont été signés, sans jamais être respectés. Le dernier en date avait été signé le 24 décembre 2017, dans la capitale éthiopienne, sous l'égide de l'Igad. Il avait été violé dès son entrée en vigueur.

Devant la persistance de la guerre, les partenaires internationaux du Soudan du Sud ont manifesté de plus en plus ouvertement ces derniers mois leur agacement à l'égard des dirigeants de ce pays.

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