25 Juin 2018

Congo-Kinshasa: USA - Encore une liste noire des dignitaires congolais

Photo: allafrica.com
Le président des USA Donald Trump et Joseph Kabila Président de la RDC (archive)

Une semaine après le retrait des Etats-Unis d'Amérique du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, à cause notamment de la présence de la République Démocratique du Congo, épinglée par Washington comme l'un des épicentres des violations des droits de l'homme au plan mondial, l'administration américaine vient de dresser une nouvelle liste des « Kabilistes ».

Ceux-ci, indique-t-on, sont désormais interdits de séjour sur le territoire américain. L'acte d'accusation porte sur la corruption liée au processus électoral et les violations des droits de l'homme.

Bien que cette liste noire soit tenue secrète, plusieurs circulent, depuis le dernier week-end, sur les réseaux sociaux. On trouve à la fois des membres du gouvernement, du Parlement (Sénat Assemblée Nationale), des services des renseignements civils militaires, de l'armée et de la police ainsi que des proches du de l'Etat.

Selon le communiqué remis aux médias par le Département d'Etat, sanctions visent à faire bouger les lignes au niveau du électoral, lequel semble s'enliser et s'acheminer vers un report, comme ce fut le cas en 2016. La grande préoccupation Etats-Unis d'Amérique, souligne-t-on, est de combattre la d'une part et, d'autre part, de soutenir la tenue d'élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées en République Démocratique Congo.

Comme dit et redit plus d'une fois, à l'administration tient une passation pacifique et civilisée de témoin entre président sortant et un président entrant, choisi dans les urnes, la première fois dans l'histoire de la République Démocratique Congo. Washington se bat également pour faire tomber le voile l'impunité qui enveloppe des actes de corruption et d'atteintes droits humains en territoire congolais.

Bien que nombre de responsables congolais crient au d'intention et clament ne pas disposer d'avoirs dans les financières américaines, une réelle agitation s'est subitement des personnes visées, comme c'était le cas en 2016, lorsque dignitaires de la République, civils comme militaires, avaient frappés de sanctions financières impliquant le gel de leurs avoirs le sol américain et l'interdiction de séjour aux USA.

La fermeté des termes du communiqué du Département d'Etat fait aux observateurs que le processus électoral congolais n'est l'affaire des Congolais seuls. A Washington, Paris, Bruxelles, Londres, Kigali, Luanda et Pretoria, on semble avoir décidé de maintenir sous haute surveillance et ne pas laisser les hommes pouvoir à Kinshasa conduire le processus électoral à leur guise, fond des velléités de « glissement » au-delà de décembre 2018.

Lorsque l'on apprend que des responsables congolais sont pour des actes de corruption en rapport avec le processus électoral, les idées vont de la très contestée machine à voter aux électoraux, dont les coûts exorbitants et la qualité douteuse penser à l'enrichissement illicite des responsables politiques et ceux de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) travers des marchés de grès à gré très opaques.

On peut s'interroger, sur base des sanctions américaines, sur la suspecte du budget des élections, qui va au-delà du milliard dollars américains pour une institution d'appui à la démocratie est censée disposer, grâce aux processus électoraux de 2006 et 2011, d'un solide matelas de kits électoraux, qui ne devrait pas exiger renouvellement intégral. Kimp

En savoir plus

Polémique autour de la convocation du corps électoral par la Céni

En RDC, la Commission électorale nationale indépendante (la Céni) a officiellement convoqué… Plus »

Copyright © 2018 Le Phare. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.