23 Juin 2018

Afrique: Le chef du maintien de la paix de l'ONU souligne les défis auxquels est confrontée la police

New York, Etats-Unis — Les principales polices du monde entier se réunissent cette semaine au siège de l'ONU pour dresser un tableau des éléments de la police déployés dans les missions de maintien de la paix de l'ONU.

Ils participent au sommet de deux jours des chefs de la Police des Nations unies (UNCOPS) qui vise à renforcer les relations entre les Nations unies et les forces de police nationales et la réponse globale aux menaces transnationales pour la paix et la sécurité, entre autres objectifs, a déclaré un communiqué de l'ONU.

Plus de 11 mille officiers venant de 89 pays participent actuellement à 16 opérations des Nations unies dans le monde; seulement 10% d'entre eux sont des femmes.

Dans son discours à la cérémonie d'ouverture jeudi, Jean-Pierre Lacroix, chef du Département des opérations de maintien de la paix de l'ONU, a mis en exergue l'héroïsme et la bravoure de ces hommes et femmes, appelés "bérets bleus".

"Nos collègues de la Police des Nations unies opèrent dans des conditions politiques et de sécurité difficiles. De plus en plus, nos bérets bleus servent dans des contextes où il n'y a pas de règlement politique négocié en place », a-t-il indiqué.

"L'horizon politique à long terme, dans des endroits comme le Soudan du Sud, le Mali et la RDC (République Démocratique du Congo), n'est pas clair. M. Lacroix a indiqué que le maintien de la paix dans son ensemble est soumis à des conditions de plus en plus dangereuses telles que la menace que représentent les groupes armés et les extrémistes.

Et même si le maintien de la paix demeure un moyen rentable de parvenir à une paix et à une sécurité durables, il n'est pas toujours considéré comme une priorité.

Des ministres, des représentants de la police et d'autres experts de 193 pays assistent au sommet, et le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU a lancé un appel pour leur soutien.

Il a appelé à un plus grand engagement politique et a déclaré qu'il était vital d'éviter ou d'atténuer les conflits avant qu'ils ne dégénèrent en une crise à part entière.

Les pays ont également été invités à fournir à un plus grand nombre d'officiers de police francophones, hommes et femmes, dans des domaines d'expertise particuliers tels que des antécédents de lutte contre le crime organisé.

M. Lacroix a ajouté que les femmes gardiennes de la paix peuvent également servir de modèles et de passerelles pour les communautés, en particulier les populations vulnérables.

Comme la sûreté et la sécurité du personnel des Nations unies constituent un autre défi, il a déclaré que des mesures son en train d'être prises dans ce domaine.

La police des Nations unies fait partie intégrante du maintien de la paix de l'ONU qui célèbre son 70ème anniversaire cette année.

Les agents aident à construire et soutenir leurs homologues nationaux dans les pays sortant d'un conflit afin de créer les conditions qui permettront une paix et un développement durables.

Par exemple, en Haïti, ils offrent actuellement des services de mentorat et des conseils stratégiques aux cadres supérieurs et intermédiaires, tout en aidant la police du pays à établir la confiance avec les communautés locales.

La police des Nations unies a connu son premier déploiement en 1960, à l'époque au Congo (actuelle RD Congo), dans le cadre d'une mission de l'ONU dont le mandat consistait à assurer le retrait des troupes belges après l'indépendance et à aider le gouvernement à maintenir la loi et l'ordre.

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