25 Juin 2018

Burkina Faso: Grèves au Minefid - L'ATN condamne

Photo: fasozine
Siège du Ministère de l’Économie, des Finances et du Développement.

L'Association Tinga Na Yi Neeré (ATN) a animé le samedi 23 juin dernier une conférence de presse au Centre national de presse Norbert Zongo (CNP/NZ) à Ouagadougou.

Actualité obligeant, ce fut l'occasion pour l'association de donner sa lecture sur la situation qui prévaut dans le pays en l'occurrence le bras de fer entre le gouvernement et les syndicats des agents du ministère de l'Economie, des finances et du développement (MINEFID).

La grève au MINEFID continue de faire couler beaucoup d'encre et de salive. Et la liste de ceux qui condamnent l'attitude des syndicalistes ne cesse de s'allonger. Cette fois-ci, c'est au tour de l'Association Tinga-Na Yi Neeré (ATN) qui, à travers une conférence de presse, a exprimé son mécontentement.

« Au moment où nous avons besoin de ressources pour soutenir nos FDS et faire face à la famine qui touche une grande partie de nos populations, les acteurs censés recouvrer les ressources décident de bloquer notre économie par des grèves et autres sit-in que nous n'allons pas accepter », a déclaré Séni Congo, président de l'ATN. Pour lui, le gouvernement a consenti des efforts au profit des travailleurs et malgré tout, les mouvements de grève, les sit-in et les arrêts de travail intempestifs sans préavis ont toujours persisté.

Les conséquences sont incalculables, selon M. Congo : la dégradation du tissu économique, les pertes en vies, des citoyens privés de l'administration à cause des intérêts égoïstes, etc.

Fort de ce constat amer, l'ATN, dans le souci d'apporter sa pierre à l'édification du pays, a adressé une lettre ouverte à l'ex-président de l'Assemblée nationale, Salifou Diallo, le 25 juillet 2017. Dans cette lettre, l'association avait exprimé son soutien au projet de loi initié par l'Assemblée nationale pour revoir les textes qui régissent les mouvements syndicaux et les adapter au contexte.

Dans la même logique, l'association a applaudi et soutenu la tenue effective de la conférence sur la mise à plat des salaires des agents de la Fonction publique. Et tout dernièrement, elle dit accueillir avec joie la décision du gouvernement de recruter un personnel d'appoint pour assurer la continuité du service de l'Etat au niveau du ministère de l'Economie et des finances. « Cette décision permettra une bonne reprise économique au profit de tous les Burkinabè. », foi de M. Congo.

Laquelle proposition, ajoute-t-il, rejoint le projet de loi jadis défendu par l'association. Le président de l'ATN a fini par inviter les deux camps à s'asseoir autour d'une table et ce, de façon diligente afin de limiter les dommages collatéraux qui du reste n'affectent que la population déjà exposée à la famine et aux aléas climatiques du moment.

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