27 Juin 2018

Afrique: Rrapport semestriel de la Banque mondiale dénommé « Bilan économique AFCCW 3 » - Les défis de l'urbanisation

La 5e session de la présentation du rapport semestriel de la Banque mondiale dénommé « Bilan économique AFCCW 3 » s'est tenue le mercredi 20 juin dernier. Le thème des six premiers mois de cette année 2018, « Les défis de l'urbanisation en Afrique de l'Ouest » a été débattu à travers une vidéoconférence organisée simultanément à Bamako, Conakry, Ndjamena et Niamey et animée, depuis les locaux de l'institution de Bamako sis à Hamdallaye ACI 2000, par Madame Soukeyna Kane, directrice des opérations de la Banque mondiale pour les 4 pays cités.

En se penchant en particulier sur 3 capitales: Bamako, Niamey et Conakry, le rapport intitulé « Les défis de l'urbanisation en Afrique de l'Ouest », réfléchit à la manière dont les villes pourront exploiter et développer leur potentiel en matière de productivité et de croissance inclusive.

Selon les chiffres de la Banque mondiale, ces trois villes contribuent significativement à l'économie nationale avec une contribution conséquente de 34% au PIB du Mali par Bamako et environ 27% au PIB de la Guinée et du Niger par Conakry et Niamey.

Mais curieusement, ces trois capitales ne sont pas des véritables moteurs de croissance malgré leur importance pour l'économie nationale, aux dires de Meskerem Brhane.

« Dans les trois villes, la productivité du travail, calculée en tant que valeur ajoutée brute par habitant est faible et n'a pas évolué au cours des quinze dernières années contrairement à la moyenne de 15 autres villes d'Afrique subsaharienne », a indiqué la responsable des programmes d'urbanisation de la Banque mondiale dans ces pays cités et co-auteur du rapport.

Avec des insuffisances relevées également dans la fourniture des services publics urbains notamment au niveau de l'accès à l'eau potable, à l'électricité et à l'assainissement, le rapport indique que Bamako, Conakry et Niamey accusent un retard par rapport à la moyenne des villes subsahariennes et montrent de faibles signes de redressement.

Pour pouvoir inverser cette courbe, la directrice des opérations de la Banque mondiale pour les pays cités semble avoir une petite idée.

« Pour devenir des vecteurs de croissance et fournir des services publics adaptés, Bamako, Conakry et Niamey doivent se concentrer sur leur urbanisme et leur organisation spatiale car les trois capitales ne disposent pas actuellement de marchés fonciers suffisamment efficaces.

Ce qui entraine des investissements dans des bâtiments et infrastructures éloignés des centres-villes », a expliqué Madame Soukeyna Kane, car selon elle, » L'insuffisance des investissements dans un réseau d'infrastructures rentables, y compris les infrastructures de transports publics, a aggravé les problèmes d'accessibilité et de mobilité urbaines. »

Selon l'institution, en misant sur l'atout d'une jeunesse de plus en plus nombreuse et en promouvant une gestion urbaine maitrisée qui coordonne politique et investissements dans les infrastructures, Bamako, Conakry et Niamey pourront accélérer leur développement et offrir des opportunités économiques à l'ensemble de leur population.

En conclusion, le rapport indique que Bamako doit se concentrer sur la modernisation de structures existantes et la coordination du réaménagement du territoire en même temps que sur des investissements en infrastructures. Quant à Conakry, elle donne la priorité à une meilleure connectivité entre le centre-ville et sa périphérie. En ce qui concerne Niamey, il jette les bases d'un développement urbain futur.

Parlant spécifiquement du cas du Mali, le rapport indique que la croissance économique reste élevée en 2017 et atteint un taux de 5.3 %. La pauvreté recule grâce à une augmentation substantielle de la production agricole.

« Le déficit budgétaire a été contenu et le compte courant extérieur a aussi légèrement diminué en ligne avec la consolidation budgétaire. Les perspectives économiques sont positives bien que sujettes à des risques à la baisse liées aux chocs sécuritaires et à des prix des matières premières.

A l'avenir, le Mali doit limiter en urgence les risques sécuritaires et diversifier davantage son économie », prévient la Banque mondiale.

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