Afrique: Sommet-UA - Des réformes profondes pour une résolution pacifique des conflits en Afrique

31ème Sommet de l'organisation panafricaine, les 1er et 2 juillet 2018 à Nouakchott en Mauritanie.

NOUAKCHOTT- Le 31e sommet des chefs d'Etat et de gouvernement dont les travaux débuteront dimanche dans la capitale mauritanienne, Nouakchott, se tient dans un contexte marqué par la volonté et la détermination de l'Organisation panafricaine d'aller vers des réformes profondes pour régler les conflits par des solutions pacifiques.

Le sommet qui se tient pour la première fois à Nouakchott enregistrera la présence d'une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement, dont le Premier ministre Ahmed Ouyahia qui représente le président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

Le grand chantier de l'Union africaine, lancé par le président en exercice de l'Organisation, Paul Kagame, consiste à faire aboutir les réformes entamées, notamment le renforcement de l'intégration économique en Afrique et la mise en oeuvre de la zone de libre échange continentale (ZLEC).

=La question du Sahara occidental sera traitée comme un point à part et séparé=

La question du Sahara occidental sera inscrite, pour la première fois, comme un "point à part et séparé" des autres questions à l'ordre du jour de ce sommet. Il s'agit d'un tournant important pour cette question car c'est la première fois qu'elle est inscrite ainsi et ne sera pas traitée dans le cadre "général et global des conflits".

UA: la question du Sahara occidental sera traitée comme un point "à part et séparé"

Elle sera abordée et débattue au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, lesquels recevront pour la première fois également un "rapport exclusif et séparé" sur cette question, qui sera élaboré par le président de la Commission de l'UA, Moussa Mahamat Faki.

Ce rapport sera établi conformément à une résolution du sommet de l'UA de janvier dernier à Addis-Abeba, au cours duquel il a été demandé aussi à la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et au Maroc de négocier en vue de résoudre le conflit.

=Le combat contre la corruption doit être globale en 2018=

Placé sous le thème "Remporter la lutte contre la corruption: une voie durable pour la transformation de l'Afrique", ce sommet aura à traiter cette question majeure et cruciale avec pour objectif de parvenir à la prospérité et l'essor économique pour le continent africain.

Le choix du thème de la lutte contre la corruption, confirme l'engagement et la volonté ferme de l'Union africaine de lutter contre ce fléau à travers la mise en place de différents mécanismes.

De l'avis même de M. Faki, le combat contre la corruption doit être globale en 2018, car a-t-il soutenu, la corruption prive l'Afrique de près de 50 milliards de dollars chaque année. Pour lui, toutes les nations africaines "sont concernées, d'une manière ou d'une autre, à des échelles plus au moins grandes" par ce fléau.

En Algérie, la constitutionnalisation de la lutte contre la corruption a été concrétisée par la mise en place de l'Organe national de prévention et de lutte contre la corruption (ONPLCC), ce qui lui permet de figurer parmi les pays pionniers en Afrique en matière de lutte contre ce fléau qui a tendance à se généraliser à travers le continent et de par le monde.

Elle a déjà institué en 2016 un Organe national de prévention et de lutte contre la corruption, conformément à la Constitution révisée et adoptée en février de la même année.

=Situation au Sahel, terrorisme et extrémisme violent=

La paix et la sécurité sont à l'agenda de la réunion des dirigeants africains, qui examineront les moyens pour faire face en particulier à la radicalisation et l'extrémisme violent considérés comme les principaux facteurs derrière la menace terroriste.

Le président de la commission de l'UA n'a pas cessé d'affirmer que les problèmes de l'Afrique doivent être résolus par les Africains eux-mêmes. Le règlement des situations de crise et de conflit au Sahel, en Libye, au Soudan du Sud et au Mali notamment qui font face au terrorisme et à ses différentes connexions, relève de la seule responsabilité des Africains.

Il sera ainsi question des mécanismes pour se prémunir contre le terrorisme, initiés de concert par les pays africains, à leur tête l'Algérie qui avait appelé, à maintes reprises, à lutter contre ce fléau en

adoptant une approche globale qui allie développement économique et déradicalisation, tout en réitérant son opposition au paiement de rançons aux groupes terroristes afin d'assécher leurs sources de financement.

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