Afrique: Union africaine - Haro sur la corruption

Photo: UA
31e Sommet de l'Union Africaine à Nouakchott

La lutte contre ce fléau est au cœur du 31e sommet de l'UA ouvert officiellement hier à Nouakchott en Mauritanie.

Al'Union africaine, l'année 2018 a été déclarée «année de lutte contre la corruption ». C'est d'ailleurs sous le thème «Vaincre la corruption : une option viable pour la transformation de l'Afrique» que le 31e sommet de l'Union africaine (UA) s'est ouvert hier à Nouakchott en Mauritanie, en présence des chefs d'Etat, de gouvernement et de délégation. Le lever de rideau a été marqué par des discours.

D'abord celui du président mauritanien, l'hôte de ce sommet. Dans son message, Mohamed Ould Abdel Aziz a déclaré que la rencontre de Nouakchott «est un sommet historique». Pour sa part, Moussa Faki Mahamat, le président en exercice de la Commission de l'Union africaine, a insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes notamment du côté financier avec la mise en place d'une taxe sur les importations.

Le choix du thème de la lutte contre la corruption, confirme l'engagement et la volonté ferme de l'Union africaine de lutter contre ce fléau à travers la mise en place de différents mécanismes. De l'avis même de Moussa Faki Mahamat, le combat contre la corruption doit être global en 2018, car a-t-il soutenu, la corruption prive l'Afrique de près de 50 milliards de dollars chaque année.

En outre, l'on apprendra que quarante-quatre Etats membres ont signé l'accord sur la zone continentale africaine de libre-échange, et trente-un le Protocole sur la libre circulation des personnes, le droit de résidence et le droit d'établissement. «Sept Etats membres ont déjà ratifié l'accord sur la zone de libre échange », a déclaré Moussa Faki Mahamat. Et d'ajouter :

« J'exhorte les Etats membres qui ne l'ont pas encore fait à prendre les dispositions nécessaires». Ensuite, Moussa Faki Mahamat a évoqué l'objectif 2020 de faire taire les armes à l'échelle du continent.

Car, selon lui, «la paix fait appel au dépassement de soi», au compromis, rappelant dans le même temps les nombreuses échéances prévues en Afrique avec des élections au Mali, en RDC, en Libye et les crises sud-soudanaise et centrafricaine.

En sa qualité de président en exercice de l'Union africaine, le président rwandais, Paul Kagame abonde dans le même sens. « Nous condamnons ces attaques violentes et exprimons nos condoléances », allusion faite à l'attaque qui a visé une base du G5 Sahel au Mali vendredi dernier. Toutefois, le président rwandais a salué les avancées dans les dossiers Ethiopie-Erythrée, mais aussi sud-soudanais.

S'agissant des réformes de l'UA dont il pilote le dossier, Paul Kagame note également des satisfactions, notamment en matière de lutte contre la corruption. Pour la première fois, a expliqué Paul Kagame, quinze ministres des Finances de l'UA se sont réunis et ont appliqué les nouvelles règles leur permettant d'adopter un budget transparent en diminution de 12% par rapport à l'année précédente.

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