Afrique: 31e Sommet de l'Union africaine - Le PM a représenté le chef de l'Etat

Au menu des assises qui ont pris fin hier, la lutte contre la corruption, le point de la réforme de l'organisation panafricaine, l'accélération de la zone de libre-échange continental.

Exit donc les travaux du 31e Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine qui se tenait à Nouakchott, la capitale de la Mauritanie. Pendant deux jours, les représentants du continent ont planché sur l'avenir de l'organisation continentale. Parmi les personnalités ayant pris part aux travaux, le Premier ministre, chef du gouvernement.

Philemon Yang y représentait personnellement le chef de l'Etat. Occasion notamment pour lui de porter la voix du Cameroun sur certains des sujets qui étaient à l'ordre du jour des travaux qui ont enregistré comme invité spécial, le président français, Emmanuel Macron.

Des points qui portent, entre autres, sur la réforme de l'Union africaine. Ce projet conduit par le président en exercice de l'UA, le président rwandais, Paul Kagamé et dont le chef de l'unité chargée de la mise en œuvre est le Camerounais Pierre Moukoko Mbonjo, vise cinq principaux axes, dont le moindre n'est pas le financement de l'organisation panafricaine. Car il convient de le souligner, l'Union africaine est encore jusqu'ici très dépendante des financements extérieurs pour son fonctionnement.

Sur ce volet financier, les chefs d'Etat avaient décidé, dans le cadre de la réforme en cours, du prélèvement d'une taxe de 0,2% sur les importations éligibles, c'est-à-dire les importations provenant d'Etat non membre à un Etat membre.

Le choix des importations dépendant de chacun des pays qui s'y engagent. Il convient de rappeler que sur les 22 pays membres de l'Union africaine qui ont accepté ce nouveau mécanisme, le Cameroun a été l'un des premiers, comme n'a du reste pas manqué de le rappeler Philemon Yang dimanche dernier.

La lutte contre la corruption était au centre des travaux qui se sont achevés hier, l'organisation panafricaine ayant fait de la bataille contre ce fléau, l'un de ses chevaux de bataille en 2018.

Les travaux de la capitale mauritanienne se sont tenus dans un contexte marqué par l'action de certains mouvements terroristes sur le continent. C'est notamment le cas de l'attaque subie vendredi dernier par un état-major de la force conjointe G5 Sahel à Bamako au Mali.

Un acte terroriste condamné samedi matin, au cours de leur entretien téléphonique par les présidents camerounais, Paul Biya et français, Emmanuel Macron.

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