3 Juillet 2018

Guinée Bissau: Des dissidents du Paigc veulent prendre le pouvoir

Une séquence historique s'étire en Guinée-Bissau avec la formalisation de la dissidence de membres de l'emblématique Paigc. Ceux-ci entendent participer aux prochaines élections législatives, et ainsi s'emparer du pouvoir, pour dénoncer la « trahison » des dirigeants actuels du parti.

#Le Mouvement pour l'alternance et la démocratie-Groupe 15 (Madem) bissau-guinéen a organisé, avant-hier, son congrès constitutif. Initié par 15 députés de l'historique Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (Paigc), le Madem entend formaliser son existence en un cadre légal qui lui permettra de prendre part aux élections législatives de novembre prochain.

Amené par le richissime Braima Camara, le Mouvement du G-15 a tenté, hier, une démonstration de force avec ses 2015 délégués venus des neuf régions du pays. Pour ses initiateurs, l'essentiel est de mobiliser et de « montrer surtout à l'actuelle direction du Paigc que nous constituons la majorité dans ce pays », a souligné M. Camara, le coordonnateur national du mouvement.

Loin de renoncer au Paigc, de nombreux membres du G-15 veulent se retrouver, à l'issue des législatives, pour diriger le prochain gouvernement et même reprendre les rênes du parti.

Néanmoins, l'ancien chef du gouvernement, Umaru Sissokho Mballo pense, qu'à l'image de l'Apr au Sénégal ou d'En marche en France, le Madem peut continuer sa marche victorieuse après les élections et montrer que l'heure se conjugue avec de nouvelles formations politiques et rompre ainsi avec le passé ».

Toutes les composantes du mouvement nourrissent une foi à toute épreuve en leur victoire aux prochaines élections. Une foi qui fonde la « nécessité de légaliser notre cadre et d'y aller pour engranger le maximum de sièges de députés sur les 101 de l'Assemblée nationale ».

Le Parti pour le renouveau social (Prs) avait promis de parrainer les candidats du Madem qui, craignant de n'avoir pas assez de membres sur la liste, ont choisi de formaliser leur mouvement, a expliqué Rogerio Dias, ancien ministre de la Culture et de la Communication.

Les dissidents du Paigc reprochent à la direction du parti d'avoir écarté « les responsables historiques et légitimes du parti des sphères de décision », selon M. Dias. Pour l'ancien Premier ministre de (2016-2018), Umar Sissokho Mballo, la direction a « trahi la ligne du parti et nous n'avions pas d'autre alternative que de nous constituer en mouvement ».

Le président du Paigc, Domingos Simaos Preira, également député dans la législature actuelle, est absent du territoire national. Les différents délégués au congrès vont discuter, durant ces deux jours, des statuts et du règlement du mouvement. Ces statuts seront déposés, aujourd'hui, au ministère de la Justice pour conférer au mouvement une existence légale lui permettant de participer à l'élection.

Une fois le pouvoir acquis, Braima Camara espère faire de la Guinée-Bissau une « terre de démocratie où règne la solidarité et la fraternité entre tous ses fils ».

Il a mis en avant le principe fondamental de la majorité en démocratie en haranguant ses militants tout en soulignant être « ouvert » et développé une « démarche inclusive » pour accueillir d'éventuels autres militants convaincus par la même cause : œuvrer pour le développement socioéconomique du pays.

Guinée Bissau

Guinée Bissau, Togo et transhumance au menu du Conseil

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a présidé samedi à… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2018 Le Soleil. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.