6 Juillet 2018

Sénégal: Ufr sciences juridiques et politiques de l'Ugb - Le gel des activités pédagogiques proposé

L'assemblée de l'Ufr des Sciences juridiques et politiques (Sjp) de l'Ugb a suggéré le gel de tous les enseignements jusqu'au mois d'octobre 2018. Cela, afin de reprendre une année académique normale au titre de l'année 2018-2019.

Le Pr Mbissane Ngom, directeur de l'Ufr des Sciences juridiques et politiques (Sjp) de l'Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, a rappelé la proposition de l'assemblée de cette Ufr. Cette dernière a suggéré aux plus hautes autorités de l'Ugb le gel des activités pédagogiques pour reprendre, en octobre, une année scolaire normale.

Cette proposition fait suite à la réunion du 28 juin dernier et « tient compte du retard accusé, avec les semaines de grève, à la suite des évènements malheureux du 15 mai 2018 et également des congés scolaires », a-t-il souligné.

Néanmoins, M. Ngom a indiqué que ce gel ne constituait pas une année blanche, comme l'ont souligné des étudiants. Mais, « nous l'avons proposé, car nous sommes dans l'impossibilité de dérouler normalement les 25 semaines minimales de cours prévues pour une année académique ».

Pour étayer ses propos, il a retracé le déroulement normal d'une année scolaire. « Pour l'année scolaire 2017-2018, il nous faut faire cours jusqu'au mois de mai 2019 afin d'être en conformité », a-t-il fait savoir. Cette situation va engendrer, selon lui, des désagréments manifestes surtout pour les nouveaux bacheliers.

A la rentrée 2018, il nous sera impossible d'accueillir de nouveaux étudiants venant des lycées. Et analyse faite, nous avons estimé plus normale d'arrêter les cours pour reprendre au mois d'octobre », a expliqué Mbissane Ngom.

De manière plus pratique, il a informé que les étudiants en L1 (donc bachelier en juillet 2017), n'ont eu que 6 semaines de cours au titre de l'année 2017-2018.

Pour faire la comparaison, le directeur de l'Ufr a affirmé que « leurs camarades dans le privé ou à l'étranger ont bouclé une année, et en mai 2019, au moment où les étudiants de l'Ugb auront fini les enseignements de L1, leurs camarades auront terminé leur seconde année ». En outre, le Pr Ngom a dit ne pas être dans l'absolu, affirmant que le conseil de l'Ufr Sjp va revenir sur sa décision ou affirmer le contraire.

Mais, a-t-il insisté, en l'état actuel, cette solution de gèle doit être envisagée par l'assemblée de l'université qui leur avait demandé de réfléchir dans ce sens. Par ailleurs, l'universitaire a rappelé qu'une année académique n'est pas compressible, car il y a des exigences avec 8 séances de Td (Travaux dirigés), dont une par semaine, soit 4 mois de cours à faire.

A cela s'ajoutent les deux semaines nécessaires pour organiser les examens et la correction. Au demeurant, M. Sambou a fait remarquer que les enseignants passent un temps trop long pour la correction des copies. Mais, a-t-il avoué, ils sont « en train de voir comment réduire ce temps de correction tout en sachant qu'à l'université, l'effectif des professeurs est insuffisant ».

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