6 Juillet 2018

Afrique: Clôture du forum des think-tanks de Beijing - La Chine annonce au continent son soutien indéfectible

La 7e réunion du forum des think-tanks et des médias s'est terminée, hier, dans la capitale chinoise. Les réflexions qui ont été produites devraient servir à éclairer les décisions des dirigeants lors du sommet Chine-Afrique de septembre.

En ce mois de juillet, Beijing vit un été pas très chaud et l'atmosphère est couverte d'un léger voile gris. Et pendant deux jours, 300 experts chinois et africains ont réfléchi pour qu'il n'y ait aucun nuage dans les relations entre la Chine et l'Afrique. Les trois panels ont déposé leurs conclusions et recommandations.

Les chercheurs ont ainsi déclaré que l'interdépendance entre l'économie chinoise et celle de l'Afrique est devenue un fait dont il faut dorénavant tenir compte.

La preuve est que quand la croissance chinoise est forte, elle entraîne immédiatement celle de notre continent et l'inverse aussi est vrai. Constatant que les paradigmes occidentaux sur le développement ne sont pas adaptés à l'Afrique, ils préconisent la recherche, par l'Afrique, de sa voie propre en s'inspirant de l'expérience d'autres modèles.

Et certains pays africains ont déjà trouvé leur propre voie, se sont félicités les experts. Ils ont appelé la Chine à aider l'Afrique à transformer, sur place, ses matières premières et à développer le commerce électronique avec le continent.

Concernant les infrastructures construites par l'empire du Milieu dans beaucoup de pays africains, les panélistes ont recommandé la formation de jeunes techniciens en Chine pour en assurer le suivi. Il a été noté l'émergence d'une culture stratégique chez les Africains, ce qui fait que ces derniers ne donnent aucun crédit aux affirmations de la presse occidentale au pillage de l'Afrique par la Chine.

La coopération que propose ce pays à notre continent, estiment les panélistes, est basée sur les bénéfices mutuels. Le rôle des parcs industriels qu'implante la Chine sur le continent à été beaucoup apprécié même si certains d'entre eux ont rencontré des difficultés dues à un manque de soutien des gouvernements locaux.

La part de l'Afrique dans la production industrielle mondiale est encore faible avec 1,5% du total et s'agissant de l'Afrique subsaharienne, hors Afrique du Sud, cette part végète à 0,5% au moment où la seule Chine est à 24,5%.

C'est pour lutter contre cette faible participation de l'Afrique à la production industrielle mondiale que la Chine a implanté une dizaine de parcs industriels sur le continent au Nigeria, en Éthiopie, en Zambie...

Et un fonds de coopération industrielle à été mis en place par Beijing après le sommet sino-africain de Johannesburg en décembre 2015. Mais les transferts de technologies et les délocalisations industrielles ne sont pas exclusivement tournés vers L'Afrique, mais aussi vers les régions qui ont des avantages comparatifs.

D'où la nécessité d'installer un climat des affaires favorable sur le continent. Selon l'expert précité, l'Afrique et la Chine ont un destin commun et ont toujours vécu en paix depuis plus de 1000 ans.

Son pays, a-t-il dit, reconnaît à chaque pays sa spécificité et en tient dans le partenariat qu'il développe avec lui. Et c'est grâce à l'intérêt que porte la Chine au continent que les pays occidentaux lui accordent à nouveau de l'importance.

Les médias chinois et africains doivent s'affranchir, selon les panélistes, des informations souvent tronquées fournies par la presse sur l'Afrique et la Chine pour nouer un partenariat qui leur permet une meilleure connaissance mutuelle des peuples et d'avoir une plus forte voix sur le plan international.

La Chine, aujourd'hui, 2e économie mondiale, participera à la conception d'une gouvernance mondiale plus juste et plus équitable comme l'a déclaré le président Xi Xinping, a indiqué lors de la clôture du forum Fang Ning, conseiller du Conseil des Affaires d'État et ancien directeur adjoint du bureau des conseillers du Conseil d'État. Et en définitive, ce que l'on peut retenir, a souligné Zheng Mengzhuang, président de l'université normale du Zhejiang "la sincérité de la Chine à l'égard de l'Afrique ne changera pas".

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