6 Juillet 2018

Sénégal: Maisons inachevées à « Jaxaay » - Risque d'affrontements entre ayant-droits et squatteurs

A « Jaxaay », 348 maisons, dont la construction est inachevée, sont occupées illégalement par des familles. C'est après avoir été mis au parfum que les ayant-droits ont pris la décision de déloger celles-ci. Craignant le pire, les membres de la commission ad hoc, chargée de la gestion des logements restants, sont montés au créneau pour alerter les autorités centrales.

Après l'attribution de milliers de logements construits sous le magistère de Me Abdoulaye Wade, il restait des lots inachevés dont il fallait s'occuper de la gestion. C'est ainsi qu'une commission ad hoc a été mise sur pied pour poursuivre la distribution de ces maisons.

Cependant, Pape Amadou Diop, secrétaire administratif de ladite commission, a révélé qu'à chaque fois qu'une attestation est remise à un ayant-droit, lui permettant ainsi de disposer formellement de sa maison dont la construction est inachevée, l'attributaire constate sur place que celle-ci est occupée illégalement par quelqu'un.

Ces squats se sont constitués en un mouvement dénommé « Ubi deuk » (Aménager et occuper ensuite). Avec la complicité supposée de politiques tapis dans l'ombre, les membres dudit mouvement ciblent une maison inachevée, y font des aménagements de fortune et viennent l'occuper.

Informés de cet état de fait, les véritables propriétaires piquent une colère noire, se ruent vers les occupants illégaux avec l'intention ferme de les déloger. Face à une telle situation lourde de danger, les membres de cette commission ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle ils ont exprimé leurs craintes liées à une éventuelle confrontation entre les deux parties.

« C'est tout le sens de notre appel destiné aux autorités centrales qui doivent intervenir au plus vite pour éviter que l'irréparable ne se produise », a-t-il déclaré. M. Diop a révélé que 348 logements inachevés ont été recensés à « Jaxaay ».

Toutefois, l'équation à résoudre est que les occupants illégaux ont refusé d'obtempérer sous prétexte qu'ils y ont été installés par des politiciens du parti au pouvoir. Au même moment, les attributaires ont décidé d'entrer en possession de leurs biens au plus vite. D'où la nécessité, pour les autorités, de réagir dans le sens de désamorcer la crise.

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