9 Juillet 2018

Burkina Faso: Sortie des comités CGT-B sur le processus de recrutement à la CNSS - Des délégués syndicaux contre-attaquent

Suite à la crise qui prévaut au sein de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) du Burkina Faso, les délégués syndicaux et le personnel de la CNSS ont organisé une conférence de presse le vendredi 6 juillet 2018 à la Bourse du travail de Ouagadougou, pour, disent-ils, donner leur part de vérité.

Cette conférence de presse qui fait suite à celle d'un autre groupe de personnes qui contestaient le résultat de certains candidats qui, étrangement, portaient le même patronyme que le directeur des ressources humaines (DRH) de la CNSS, a été l'occasion, pour les conférenciers, de marquer leur surprise et leur étonnement quant à l'attitude de leurs camarades.

Selon le secrétaire général adjoint des délégués du personnel de la CNSS, Ouoba Jean Yves, la posture de leurs camarades est d'autant plus surprenante qu'en la matière, l'entreprise dispose de procédure à l'interne en cas de revendication ou de désaccord. « Il y a par exemple le collège des délégués qui n'a pas été saisi. Egalement, aucune assemblée générale n'a été convoquée.

Pourtant, en la matière, aucune disposition légale à la CNSS n'interdit à un candidat qui a un parent dans l'institution, de passer le test et de le réussir », a-t-il indiqué.

C'est fort de tous ces manquements que le secrétaire général adjoint du personnel de la CNSS et ses camarades se sont cru obligés de tenir cette conférence de presse pour, disent-ils, « rétablir les faits dans leur contexte car la logique aurait voulu que ces contestataires dénoncent un disfonctionnement lors du déroulement du test, ou qu'ils brandissent une quelconque preuve de fraude », a-t-il martelé.

Puis de s'interroger sur les motivations réelles de ses camarades. « Comment peut-on s'appuyer sur des arguments aussi impertinents que le patronyme pour contester le résultat de certains candidats, alors que tout candidat autorisé à composer est susceptible de réussir ? » s'est-il indigné.

Poursuivant son intervention, Ouoba Jean Yves s'est voulu catégorique quant aux agissements de ses camarades : « il est clair que cette action a servi de cheval de bataille pour régler de vieux comptes. Un adage dit que lorsqu' on a une longue queue, on doit éviter de sauter par-dessus les flammes.

Aussi, nous tenons à réaffirmer que notre processus de recrutement n'a pas souffert d'entorse et nous nous y reconnaissons », s'est-il justifié.

Les journalistes qui ont voulu en savoir davantage sur la teneur de ces accusations se sont vu opposer une fin de non-recevoir. « Nous n'allons pas débattre de nos problèmes devant les téléspectateurs car le linge sale se lave en famille », a soutenu Toé Léopold, l'un des conférenciers.

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