9 Juillet 2018

Burkina Faso: Le ministre Rémis F. Djandjinou à cœur ouvert avec les journalistes et les OSC de Sya

Le ministère de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement à travers le Service d'information du gouvernement a organisé, le samedi 7 juillet 2018 de Bobo-Dioulasso, la première conférence régionale de la communication.

L'objectif est d'établir un contact avec les journalistes et les Organisations de la société civile (OSC) des Hauts-Bassins et de communiquer avec eux, sur l'actualité nationale et les grands projets du gouvernement.

Face aux OSC, d'abord dans la matinée du samedi 7 juillet 2018 à Bobo-Dioulasso, le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Remis Fulgance Dandjinou, accompagné de son collègue en charge du commerce Harouna Kaboré, a évoqué des sujets qui font l'actualité avec les organisations de la société civile des Hauts-Bassins. Et tout de suite, Remis Dandjinou a souhaité que ce cadre soit « un lieu où il n'y a point de sujet tabou ».

Pour le ministre en charge de la communication, cette conférence a pour objectif d'accompagner le dynamisme de la communication de proximité entreprise par le président du Faso, Roch Marc Christian et le souci pour le gouvernement de communiquer sur ses actions de développement en faveur du pays. Actualité oblige, le ministre en charge du commerce Harouna Kaboré a livré aux OSC un résumé de la conférence nationale sur la rémunération des agents publics de l'Etat.

Les OSC et les préoccupations des populations

Dans l'ensemble, les leaders des OSC sont restés attentifs aux informations données par les ministres, en affichant leur satisfaction à la suite de la tenue de cette conférence. Cependant, ils ont soulevé un certain nombre de préoccupations d'ordre général ayant tourné autour des problèmes éducatifs, sociaux et économiques. Il s'agit, entre autres, des conditions de transport des étudiants, le bitumage de voies publiques, la sécurisation de marchés, le manque de communication du gouvernement sur quelques problèmes de la population, la polémique sur l'emplacement du site de l'hôpital de référence et la prolifération des écoles clandestines dans la ville de Bobo-Dioulasso.

A ces préoccupations, les ministres ont donné séance tenante des éléments de réponses. M. Dandjinou a reconnu qu'il y a des difficultés financières au vu des enjeux de communication du moment. Mais, de son avis, cela ne saurait être un obstacle à l'atteinte des objectifs de son département. Selon lui, les échanges tenus auront un écho au niveau gouvernemental. Et d'ajouter : « le gouvernement va tout mettre en œuvre pour que l'information parvienne à la population de base ».

Pour Remis Dandjinou, les populations devront apprendre à accorder du crédit à l'action gouvernementale au lieu de porter des jugements actifs. « Nous, membres du gouvernement, nous bénéficions de la présomption d'innocence mais malheureusement on nous a déjà taxé de coupables», a-t-il déploré. Selon le ministre en charge de la communication, la ville de Bobo-Dioulasso a un «important potentiel non

négligeable» qu'il va falloir travailler à consolider. Le ministre Harouna Kaboré, pour sa part, a fait comprendre que les populations devront s'adapter aux nouveaux besoins du moment et ne pas attendre tout de l'Etat, avant de demander aux OSC d'être une veille citoyenne afin d'aider le gouvernement dans sa politique de développement

Dialogue direct avec les journalistes

L'après-midi, le ministre de la Communication était avec les hommes et femmes de médias de Bobo-Dioulasso mais cette fois entouré de ses proches collaborateurs. Les échanges se sont déroulés à bâtons rompus avec les journalistes qui ont soulevé les difficultés qui minent quotidiennement leur travail. Celles-ci sont multiples et diversifiées et portent, entre autres, sur l'établissement délocalisé de la carte de presse à Bobo-Dioulasso, le passage du bouquet régional RTB2 Hauts-Bassins au bouquet national, la prédominance des réseaux sociaux sur la communication gouvernementale et la dynamisation des directions régionales de la communication.

Egalement, les journalistes ont cherché à comprendre ce qui bloque l'opérationnalisation du Fonds d'appui à la presse privée. Le passage de la RTB et des éditions Sidwaya en société d'Etat n'a pas été non plus occulté. Pour ce qui est de l'établissement de la carte de presse, le ministre de la Communication trouve que l'Office national d'identification (ONI) ayant une représentation à Bobo-Dioulasso, des réflexions seront menées pour trouver une solution.

Il dit ne pas être d'avis sur le passage des médias d'Etat à la société d'Etat, et « même si ce n'est pas la solution », a-t-il dit, le processus est en cours. Il en est de même pour l'opérationnalisation du Fonds d'appui à la presse privée qui serait en bonne voie malgré quelques difficultés. Pour ce qui est des directions régionales de la communication, des actions sont aussi en voie pour leur opérationnalisation. De façon générale, cette conférence a été bien appréciée par les représentants des médias de Bobo-Dioulasso et le SIG et aux dires de Rémis Fulgance Djandjinou, elle va se dérouler dans d'autres régions dans les semaines à venir.

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