10 Juillet 2018

Sud-Soudan: Nouveau partage du pouvoir envisagé

Le président Salva Kiir et son rival se disent prêts à faire taire les armes pour siéger au sein d'un même gouvernement.

Les pourparlers de paix sud-soudanais ont franchi samedi dernier une nouvelle étape avec la conclusion à Kampala en Ouganda d'un nouvel accord de partage de pouvoir entre le président Salva Kiir et son principal opposant, Riek Machar. Le texte prévoit quatre postes de vice-présidents avec un retour aux affaires de ce dernier comme premier vice-président de la République.

Cet accord conclu au cours d'une cérémonie présidée par le président ougandais, Yoweri Museveni, en présence de son homologue soudanais, Omar el-Bechir, prévoit, en plus des 30 ministres déjà en exercice, la nomination de quinze autres dont dix pour le camp de Riek Machar et cinq autres pour les autres groupes de l'opposition. Il est également prévu d'ajouter 150 membres au Parlement actuel avec l'intégration de différentes formations politiques de l'opposition.

Ouverts le 27 juin dernier, ces nouveaux pourparlers doivent en principe s'achever ce matin. Au cours de leurs différentes rencontres, les deux hommes ont fait plusieurs annonces fortes. Notamment un cessez-le-feu ainsi qu'un retrait des troupes des zones urbaines. Mais, le tempérament et les agissements des deux hommes laissent encore planer le doute dans les esprits. Surtout lorsqu'on sait que le cessez-le-feu permanent conclu le mois dernier a été remis en cause quelques jours plus tard par des accrochages.

Tout comme par le passé, les deux frères-ennemis étaient déjà parvenus à plusieurs autres accords visant à mettre un terme à cette guerre civile particulièrement meurtrière. L'accord trouvé samedi dernier, s'il venait à être appliqué par chaque camp, viendrait mettre un terme à un cinq années de conflit.

Depuis le limogeage de Riek Machar en 2013 par Salva Kiir qui l'accusait d'avoir voulu le renverser, le Soudan du Sud est plongé dans une guerre civile qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés.

Mais, l'espoir reste permis surtout lorsqu'on sait que les deux principaux leaders de la crise sud-soudanaise sont sous la menace de la communauté internationale qui a brandi des sanctions ciblées.

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