10 Juillet 2018

Angola: Le pays et le Cap-Vert unis pour la candidature de l'ancien Camp de Tarrafal au patrimoine mondial

Cabinda — Les Républiques d'Angola de Cap-Vert ont exprimé mardi, à Cabinda, leur intention de présenter une candidature conjointe à l'Unesco pour l'élévation de l'ancien camp de concentration de Tarrafal au patrimoine mondial.

L'intention figure dans une déclaration commune signée par la ministre angolaise de la Culture, Caroline Cerqueira, et son homologue de Cap-Vert, Abraão Vicente, en marge d'une séance de travail du VIe Conseil Consultatif du Ministère de la Culture (MINCULT), qui a commencé lundi.

S'adressant à la presse, la ministre Carolina Cerqueira a souligné qu'il s'agit de valoriser et promouvoir de plus en plus un espace qui a un lien dans le processus d'indépendance et d'affirmation de l'Angola dans le contexte des nations.

Carolina Cerqueira a dit que, étant un local de mémoire collective, il est essentiel que les deux pays travaillent ensemble pour son élévation comme patrimoine mondial.

À son tour, le ministre de la Culture de Cap-Vert, Abraão Vicente, a déclaré qu'il était obligatoire pour les deux pays de travailler ensemble en vertu de l'histoire qui les unit.

Il a souligné que le partenariat technique sera essentiel pour le développement du processus scientifique, ainsi que la combinaison des efforts afin que la vision finale sur son importance soit également commune.

Le gouvernant capverdien a indiqué qu'il envisageait de transmettre, à travers un projet muséologique, le message de l'existence d'un centre international de paix en Afrique, dans lequel l'Angola et le Cap-Vert partagent les mêmes idées.

Formellement institué par le régime fasciste portugais le 23 avril 1936, sous le nom de la colonie pénale de Cap-Vert, le camp de concentration de Tarrafal a reçu initialement jusqu'à 1954 arbitrairement et sans aucun droit de défense 340 prisonniers politiques Portugais luttant contre l'Etat Nouveau.

En juin 1961, avec la lutte des forces nationalistes déchaînées par les colonies portugaises en Afrique, le camp a été rouvert par le régime colonial avec le nom du camp de travail de Chão Bom, cette fois-ci, pour emprisonner des résistants à la guerre coloniale en Angola résistant, au Cap-Vert et en Guinée-Bissau.

Cette deuxième phase du camp, maintenant sans la fameuse "poêle à frire", désormais totalement imperceptible, a duré 13 ans, jusqu'à la date de sa fermeture définitive, le 1er mai 1974.

Pendant cette période, 238 combattants luttant pour l'indépendance des colonies portugaises ont été emprisonnés dans cette prison d'isolement et de répression, visant à les anéantir physiquement et psychologiquement.

Le Cap Vert est déjà un Patrimoine Culturel National, mais le pays veut son élévation au patrimoine mondial pour préserve la mémoire de tous ceux qui se sont battus pour la liberté au Portugal et en Afrique d'expression portugaise.

Angola

Le pays compte environ 27 000 femmes enceintes séropositives

Selon les estimations de l'Institut national de lutte contre le sida (INLS) en 2017, près de 27 000 femmes… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2018 Angola Press Agency. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.