10 Juillet 2018

Cameroun: Ce que dit la loi

Qui peut être candidat ?

Selon les dispositions de l'article 117 de la loi N°2012/001 du 19 avril 2012 portant Code électoral, modifiée et complétée par la loi N°2012/017 du 21 décembre 2012, « les candidats aux fonctions de président de la République doivent jouir de la plénitude de leurs droits civiques et politiques et avoir 35 ans révolus à la date de l'élection. Ils doivent être citoyens camerounais d'origine et justifier d'une résidence continue dans le territoire national d'au moins 12 mois consécutifs et d'une inscription sur les listes électorales à la date du scrutin ».

En outre, selon l'article 121 en ses alinéas 1 et 2, les candidats peuvent être « soit investis par un parti politique », « soit indépendants, à condition d'être présentés comme candidat à l'élection du président de la République par au moins 300 personnalités originaires de toutes les régions, à raison de 30 par région et possédant la qualité soit de membre du Parlement ou d'une chambre consulaire, soit de conseiller régional ou de conseiller municipal, soit de chef traditionnel de premier degré ».

Délais de déclaration de candidature

Selon les dispositions de l'article 123 de la loi portant Code électoral, « les déclarations de candidature doivent être faites en double exemplaire, dans les dix jours suivant la convocation du corps électoral ». En clair, ceux qui veulent être candidats lors de la présidentielle du 7 octobre 2018 ont jusqu'au 19 juillet prochain pour déposer leur dossier de candidature « auprès de la direction générale des Elections » ou alors dans l'un « des démembrements régionaux d'Elections Cameroon», c'est-à-dire les délégations régionales qui ont 24 h pour les transmettre à la direction générale des Elections. Les copies desdites déclarations de candidature doivent également être déposées, contre accusé de réception auprès du Conseil constitutionnel.

Quid des inscriptions sur les listes électorales ?

L'une des premières conséquences de la signature hier par le président de la République du décret portant convocation du corps électoral en vue de l'élection présidentielle du 7 octobre 2018 est la suspension des opérations de révision des listes électorales engagées depuis le mois de janvier pour le compte de l'année 2018. En effet, les dispositions de l'article 75 de la loi portant Code électoral sont claires à ce sujet.

L'alinéa 2 dudit article stipule en effet que « Par dérogation aux dispositions de l'article 74 alinéa 2 du présent article, la révision annuelle ou, le cas échéant, la refonte des listes électorales est suspendue à compter de la date de la convocation du corps électoral. En clair, ceux qui n'ont pas pu s'inscrire jusqu'à hier ne pourront plus le faire. Par contre, les opérations comme la distribution des cartes d'électeurs, sont appelées à se poursuivre.

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