10 Juillet 2018

Burkina Faso: Réflexion sur les droits des personnes handicapées

Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, a organisé la session ordinaire 2018, du conseil national multisectoriel pour la protection et la promotion des droits des personnes handicapées, le lundi 9 juillet 2018, à Ouagadougou.

Le Conseil national multisectoriel pour la protection et la promotion des droits des personnes handicapées (COMUD/handicap) veut recueillir la contribution de ses membres pour une inclusion effective des personnes handicapées dans tous les segments de la société.

C'est la déclaration faite par le ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Laurence Ilboudo. Pour elle, cette session s'inscrit dans le cadre de validation du plan d'actions de COMUD/handicap, de l'année 2017, et est constitué comme une feuille de route pour rendre plus efficace celui de 2018 qui est déjà en cours.

Placé sous le thème : « Planification sensible au handicap : rôle des membres du COMUD/handicap », le ministre Ilboudo, en présidant cette cérémonie, a fait savoir, que l'un des points importants de cette session ordinaire, sera la formulation des recommandations pour une meilleure inclusion des personnes handicapées à laquelle prendront part les 76 membres du COMUD/handicap.

Comme invités, a-t-elle précisé, l'Union européenne (UE), les ONG actives dans le domaine, ainsi que des partenaires techniques et financiers (PTF) (Unicef/Burkina, PNUD), seront également conviés à cette session. « Les contraintes de la mise en œuvre du plan d'actions de 2017 ont été d'ordre financier.

C'est ainsi que sur un coût global de 476 200 000 de F CFA, seulement 86 000 000 de FCFA, soit 18% ont été effectivement mobilisés », a-t-elle expliqué.

C'est pourquoi, selon ses dires, le ministère a jugé opportun l'élaboration du rapport initial du Burkina Faso sur la mise en œuvre de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées comme une priorité de l'année 2018.

Aux dires du ministre Ilboudo, ces insuffisances sont dues, à un retard accusé par le Burkina Faso dans l'élaboration d'un rapport qui devait se faire depuis 2011 conformément à l'article 35 de la convention.

Ce rapport finalement élaboré en 2017, a souligné que les données relatives à ce groupe-cible sont quasi absentes dans le dispositif de collecte de données des directions générales des études et des statistiques sectorielles des départements ministériels, a fait croire Mme Ilboudo.

« De plus dans les départements, où les outils existent, ils ne sont pas aussi suffisamment désagrégés pour prendre en compte la cible.

Au vu de toutes ces difficultés, pour la programmation des activités du COMUD/handicap de l'année 2018, nous demandons au conseil d'accorder une attention particulière à certaines priorités afin d'accélérer le processus d'inclusion », a conclu la ministre Ilboudo.

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