10 Juillet 2018

Afrique: Mode africaine - Medap Judicaël plaide pour allier tradition et modernisme

Styliste modéliste ponténégrin, le créateur de la ligne de vêtements MJ Collection (Medap Judicaël Collection) et responsable de la maison de couture « Medap mode » s'est lancé dans un combat destiné à valoriser les tenues traditionnelles et les tissus africains tout en restant connecté au modernisme.

Pour mener à bien son combat, Medap Judicaël a organisé, les 22 et 23 juin, un défilé de mode "Temps revival" qui alliait tradition et modernisme ainsi qu'une exposition vente d'objets d'art africains. Trois stylistes modélistes ont été à l'honneur lors de cette première de «Temps revival» aux restaurants bar Le Maksy et Pinocchio, situés au centre-ville.

Il s'agit notamment de Medap Judicaël avec sa collection MJ collection en tissus raphia et pagnes, de la styliste modéliste camerounaise, Ines, qui a présenté sa collection «Tokos africa» (tenues traditionnelles du Cameroun modernisées) et le styliste modéliste ponténégrin Zepho, avec sa collection «Temps moderne en Afrique» (tenues pour homme faites avec du pagne africain et des tissus importés).

L'exposition vente d'objets d'art (en bois, lianes, cuivre, pagne africain, raphia et autres) réalisée par des artisans de diverses nationalités a permis au public de découvrir leur savoir-faire. L'activité, a expliqué Bastia Ndinga, responsable communication de Medap mode, est un espace devant permettre à ces artisans d'exprimer leur talent.

Evoquant les raisons de leur combat pour la valorisation des tissus et des tenues traditionnelles africains dans la mode africaine, Medap Judicaël a expliqué : « Avant, la femme africaine avait un accoutrement noble qui lui donnait de la valeur et suscitait le respect. Aujourd'hui, elle s'habille d'une manière vulgaire et indécente. Nous voulons lui rappeler les valeurs traditionnelles et ses origines. Nous voulons repartir à nos traditions, valoriser le travail de nos artisans et promouvoir la culture congolaise. Nous voulons montrer comment nos ancêtres, nos reines et nos femmes s'habillaient et sur quelle musique ils dansaient lors des évènements».

Pour le styliste modéliste, il n'est pas question de se déconnecter totalement du modernisme pour replonger complètement dans la tradition mais d'allier les deux et d'arrêter d'être complexé : « On ne demande pas aux gens de se balader dans les rues en tenue traditionnelle mais de le faire surtout pour les grands évènements comme les mariages et pour des soirées de gala. Il faut donner de la valeur à nos tissus tels que le raphia ou le pagne africain qui sont beaucoup convoités à l'extérieur et qui rendent la femme africaine plus belle. Même en deux pagnes, elle est belle et cela la valorise ».

Les hommes ont aussi été appelés à valoriser les tissus africains. «Les hommes africains sont moins complexés. Mais nous devons savoir que ce ne sont pas seulement les tenues européennes ou les tissus étrangers qui font habiller, le pagne africain aussi fait habiller. La combinaison pagne-raphia, par exemple, donne un beau résultat. On ne refuse pas ce qui est étranger, on a besoin de tout mais il faut aussi savoir valoriser ce qui est nôtre », a encouragé Medap Judicaël.

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