11 Juillet 2018

Afrique: Un appel à l'orgueil

Nous avons certainement tous une idée, une image qui restera de ce mois de compétitions qui a ébranlé la planète football, mais comme tout a une fin, nous sommes bien obligés de revenir aux réalités de la vie quotidienne.

C'est donc la compétition nationale, les bêtises de nos arbitres que la VAR ne pourra pas dénoncer (parce qu'il paraît qu'on ne l'adoptera pas) pour instaurer un peu plus de justice, les engagements des clubs qualifiés en Coupes d'Afrique et bien sûr la Coupe d'Afrique des nations qui aura lieu en 2019 au Cameroun. Les éliminatoires pour cette CAN 2019 ont été fixées du 22 mars 2017 au 26 mars 2019.

Les deux premiers de chacun des 12 groupes rejoindront la sélection du Cameroun, championne d'Afrique et organisatrice de la CAN 2019. La Tunisie a déjà joué son premier match et l'a emporté face à... l'Egypte. Nous aurons du 3 au 11 septembre 2018 (journée 2) : Egypte-Niger et Swaziland-Tunisie.

A la portée, mais...

Cette équipe du Swaziland, nous n'avons pas beaucoup d'informations à son sujet mais... le dernier Mondial a prouvé qu'il n'y a plus de «sous-nations». Le football, sport universel, a acquis ce langage commun qui fausse tous les pronostics et qui brouille toutes les pistes. Ce que nous savons de cette équipe est quelque peu réducteur. C'est ainsi qu'en 2013 et alors qu'il devait disputer le tour préliminaire de la qualification de la CAN, pour l'édition, le Swaziland a annoncé qu'il se retirerait à cause de problèmes financiers. Ce pays a subi sa plus grosse défaite de l'histoire face à l'Egypte, 10-0. Une véritable correction de la part des Pharaons qui, pourtant, ont fait appel à leur équipe B.

Le 12 juin de l'année 2015, cette équipe a créé un véritable exploit en allant s'imposer au Maroc à Casablanca contre l'équipe nationale de Guinée 1-2 après deux réalisations de Tony Tsabedze à la 11e et 83e minute. Le joueur bastiais François Kamano inscrit l'unique but guinéen de la rencontre à la 68e minute.

Cette équipe ne s'est jamais qualifiée pour une phase finale de la Coupe d'Afrique des nations ou pour une phase finale de la Coupe du monde. C'est donc loin d'être un foudre de guerre et tout devrait normalement bien se passer. Une estimation toute lapidaire car le football, qui n'est nullement une science exacte, peut détromper les pronostics les mieux établis. Reste la façon d'accueillir ces futurs résultats et de la prudence avec laquelle nous devrons traiter toutes les futures prestations de nos représentants. La foule s'émeut très vite et il suffit d'un rien pour que nous enfourchions nos grands chevaux pour assurer que la Coupe d'Afrique 2019 est déjà rangée au siège de la FTF d'El Menzah.

On fera tout pour nous faire croire que c'est dans nos cordes. Il faudrait le prouver en vivant le dernier coup de sifflet de l'arbitre de la finale. Si nous nous qualifions bien sûr !

Rachat !

Pour l'équipe de Tunisie, c'est une bonne occasion de se racheter des rêves brisés que son personnel d'encadrement a vendus à tous ceux qui ont bien voulu le croire. Mais ce qui nous inquiète, c'est cette tournure que prennent certains événements. Comme on est déjà passé à autre chose, ceux qui sont toujours prêts à chauffer à blanc les esprits pour écarter un joueur ou pour indisposer un responsable font état des dispositions des éléments qui ont été sciemment ignorés, en dépit de leurs qualités et qui n'ont pas été convoqués pour l'aventure en terre russe. On pose comme condition du retour de ces joueurs «une lettre d'excuses»... .

Voilà les problèmes qui commencent, surtout que nous n'avons jamais entendu jusque-là un responsable (administratif ou technique) qui a failli à sa tâche, à la mission qui était la sienne, présenter des excuses à ceux qu'il a bernés en les regardant dans les yeux. L'équipe de Tunisie a le devoir de se racheter. Elle doit reconquérir ses fans et prouver que sa baisse de régime, due, à notre sens, au mauvais calcul de la courbe de forme, est un accident.

Son personnel d'encadrement, l'actuel ou celui qui sera mis en place, est tenu de réinstaurer la confiance et de faire table rase des questions qui fâchent pour s'occuper de ce qui pourrait relancer la machine et ramener cette joie de jouer sans laquelle une sélection ne saura jamais s'exprimer. Elle doit faire appel à son orgueil, à sa fierté, à son sens du devoir, parce qu'elle a justement bien des choses à se faire pardonner. Nous aurons certainement l'occasion d'y revenir.

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