11 Juillet 2018

Tunisie: L'attaque terroriste de Aïn Soltane sous la loupe

Pour l'élue Fatma Mseddi (Nida Tounès), ce qui s'est passé dimanche dernier est une responsabilité partagée entre le gouvernement, les partis politiques, les sécuritaires, les politiques et les députés. Elle s'est interrogée sur le sort des commissions d'enquête créées par le Parlement ainsi que sur le sérieux dans le traitement des informations parvenues au ministère de l'Intérieur au sujet d'un risque d'attaque terroriste dans le pays.

Le député Jalel Ghedira, qui est du même groupe parlementaire, a de son côté recommandé d'éviter l'échange d'accusations et de critiques en cette période de crise, mettant en évidence les réussites réalisées par le corps de la Garde nationale et l'institution sécuritaire en général dans son combat contre le terrorisme.

Il a également rappelé que le Parlement a adopté au cours des dernières années d'importants budgets (les plus élevés depuis l'indépendance) au profit des forces porteuses d'armes.

Le député Ameur Larayadh (Ennahdha) a insisté sur la nécessité de continuer à soutenir les institutions sécuritaire et militaire, d'abord en les dotant des équipements nécessaires mais surtout à travers les garanties juridiques devant être accordées au personnel des deux institutions.

L'élu Sahbi Atig (Ennahdha) a appelé à placer l'intérêt de la patrie au-dessus de toute autre considération et à se pencher, en toute objectivité sur les défaillances observées au niveau de l'action sécuritaire.

Kamel Hraghi (Union patriotique libre) a appelé le gouvernement à l'urgence de nommer un nouveau ministre de l'Intérieur parmi les cadres du département qui sont les mieux au fait de ses rouages.

Youssef Jouini (UPL) a qualifié de «très graves» les déclarations de la directrice du Centre international des études stratégiques et sécuritaires, Badra Gaaloul. Cette dernière affirme avoir tenu les autorités au courant des informations qui lui ont été parvenues, faisant état d'un risque d'attaque imminent à Jendouba.

De son côté, le député Mohamed Troudi (groupe Al Horra-Machrou Tounès) s'est interrogé sur les raisons derrière le mouvement sécuritaire et les nombreux changements qui ont, selon lui, ciblé des sécuritaires compétents, ainsi que sur la signature, par le ministre par intérim, au lieu du commandant de la Garde nationale, des lettres de nomination.

Hsouna Nasfi, qui est du même groupe parlementaire, a parlé de «graves infiltrations» des services de renseignements étrangers en Tunisie, critiquant les tentatives de nuire à la réputation de l'institution sécuritaire.

Noureddine Ben Achour (Allégeance à la patrie) s'est dit étonné des nominations «étranges» effectuées par le ministre de l'Intérieur par intérim Ghazi Gerbi et par le biais desquelles le système en place, efficient et cohérent, a été démembré. Le gouvernement assume la responsabilité politique dans cette affaire et doit obligatoirement être auditionné par les membres du Parlement, a-t-il préconisé.

Ammar Amroussia (Front populaire) s'est interrogé sur l'absence de représentants du gouvernement à la plénière consacrée à la situation générale dans le pays. Selon lui, la vraie guerre est menée contre le peuple tunisien et non contre la corruption, le terrorisme ou encore la pauvreté. Un groupe terroriste a pris pour cible dimanche deux patrouilles de la Garde nationale à Aïn Soltane (délégation de Ghardimaou - gouvernorat de Jendouba) en faisant exploser une mine artisanale causant la mort de six gardes nationaux et en blessant trois autres.

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