11 Juillet 2018

Sénégal: Election présidentielle du 24 février 2019 - Thierno Bocoum défie Macky Sall

Le président de l'Alliance générationnelle pour les intérêts de la République (Agir) sera candidat à la prochaine présidentielle. Dans une déclaration rendue publique hier, mardi 10 juillet, Thierno Bocoum justifie sa candidature par la nécessité de sortir les populations de «l'étreinte d'un système de gouvernance vicieux».

Il faudra compter avec le président du mouvement politique l'Alliance générationnelle pour les intérêts de la République (Agir) pour la présidentielle du 24 février 2019. En effet, le président de la République, Macky Sall aura en face de lui, Thierno Bocoum, qui a rendu publique sa candidature.

Dans une déclaration reçue à la rédaction hier, mardi 10 juillet, l'ancien député du parti Rewmi déclare avoir pris la décision, après mûre réflexion, «d'être candidat à l'élection présidentielle de 2019. Cette décision, nous l'avons pesée et soupesée».

Justifiant sa candidature, l'ancien porte-parole du parti d'Idrissa Seck invoque la nécessité de voler au secours des populations. Pour lui, son ambition «s'impose au regard de la nécessité absolue de sortir nos populations de l'étreinte d'un système de gouvernance vicieux et d'une certaine classe politique dirigeante et candidate à la succession, qui promettra toujours mais qui n'a ni la volonté ni le courage d'agir».

Une occasion saisie par Thierno Bocoum pour relever le tableau «sombre» de la gestion actuelle du pouvoir. Allant de la manifestation pour le rehaussement de la pension de la retraite à «la partialité» de la justice, en passant par le manque d'eau, le sous-emploi des jeunes, ou encore la mévente des récoltes des agriculteurs, ou les milliers de morts dans la Méditerranéenne, etc, M. Bocoum en déduit que «nous devons comprendre qu'il est temps et qu'il nous revient impérativement de mener un combat de famille».

Conformément à l'appellation de son mouvement politique, il convoque la nécessité pour la jeune génération d'agir. Pour lui, «c'est un combat de survie que notre génération doit prendre en charge, en toute responsabilité.

Nous devons être au devant pour balayer les montagnes d'incertitudes mais aussi nous devons bien tendre l'oreille pour que l'expérience et le savoir-faire de nos parents, oncles et tantes puissent servir à notre désir commun».

Il a ainsi promis, dans les jours à venir, «un projet de société inclusif articulé autour du changement de paradigmes dont l'élaboration a vu la participation de Sénégalais de l'intérieur et de la diaspora».

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