12 Juillet 2018

Congo-Kinshasa: Matungulu et CNB face à 3 versions troublantes du Journal Officiel

Trois versions du Journal Officiel contenant les listes des partis et regroupements politiques autorisés à fonctionner en République Démocratique du Congo et, par ricochet, à concourir aux élections présidentielle, législatives nationales et provinciales, viennent de jeter un grand trouble dans l'esprit de Freddy Matungulu, président national de Congo na Biso, et des cadres et militants.

En effet, dans l'édition du Journal Officiel rendue publique le 30 avril 2018, Congo na Biso était signalé au numéro 158, sur la liste de 599 politiques agréés, et sa plate politique, Syenco/Congo na Biso, au numéro 72 en ce qui concerne les regroupements politiques. Jusque-là, il n'y avait rien d'anormal à signaler.

C'est lors de la publication, le 20 juin 2018, de la liste actualisée des partis et regroupements politiques que Congo na Biso était classé sans raison plausible, au numéro 159 au lieu de 158 sur la liste des partis politiques et Syenco/Congo na Biso au numéro 67 au lieu de 72.

Ce qui choque dans cette version du Journal Officiel, c'est l'intégration automatique de Syenco/Congo na Biso sur la liste du Front Commun pour le Congo, la nouvelle plate-forme électorale créée par le Chef de l'Etat, Joseph Kabila, avec comme aggravante, son association à deux regroupements politiques de la Majorité au pouvoir, à savoir le MCC et le PLDC.

Cet amalgame tombe très mal car le pays est secoué par une vague de défections des opposants en faveur de la famille politique Chef de l'Etat. Par conséquent, de nombreux Congolaises et croient au départ de Freddy Matungulu et Congo na Biso l'Opposition, avec dans ses bagages son regroupement politique, Congo na Biso.

Des commentaires fusent dans tous les sens, avec thème central la « haute trahison » de celui qui se fait passer le tout premier opposant à Joseph Kabila, pour avoir eu le courage démissionner de son gouvernement en 2003, après deux années collaboration, alors qu'il était à la tête du méga-ministère l'Economie, des Finances et du Budget.

Coté comme l'homme le plus écouté, à l'époque, dans le pré-carré tout jeune Chef de l'Etat qui venait de succéder à son père, Laurent-Désiré Kabila, assassiné le 16 janvier 2001, personne pouvait envisager, à l'époque, l'abandon par l'ancien fonctionnaire international des privilèges liés à son position au sein de l'équipe ministérielle.

Interpellé par la grogne populaire, l'homme fort de Congo na s'est empressé de remettre les pendules à l'heure en envoyant lettre de protestation au Vice-Premier ministre et ministre l'Intérieur, Henri Mova Sakanyi, en de termes sans équivoque : « vous informe qu'il y a une tentative de dédoublement du parti Congo Biso pour m'exclure de la course pour la présidentielle. En effet, Congo na Biso est repris en deux endroits au Journal Officiel, du 20 juin 2018. D'abord, avec les partis de la Présidentielle, ce qui est absurde. Ensuite, sur la liste de propre regroupement politique, Syenco, ce qui est normal.

Congo Biso et son leader, Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir, protestent de manière la plus solennelle contre cet alignement tendancieux, faux et malveillants. Ils demandant le retrait sans de Congo na Biso de la liste des partis du regroupement Présidentielle dont il ne fait manifestement pas partie, et de apporter un correctif conséquent au Journal Officiel en veillant d'en informer la Ceni qui nous lie en copie ».

Curieusement, cette lettre est restée sans suite. Comme les de la tentative manquée de dédoublement de Congo na Biso voulaient les choses s'arrangent en catimini, une nouvelle version du Officiel est sortie des presses en date du 07 juillet 2018. constate, à sa lecture, que Congo na Biso replacé au numéro 159 Syenco/Congo na Biso au numéro 63, mais cette fois en dehors du Commun pour le Congo, la plate-forme présidentielle où Matungulu les siens étaient frauduleusement versés.

Bien que satisfait du retour des choses à la normale, Matungulu n' continue pas moins d'attendre, du Vice-Premier ministre et ministre l'Intérieur la suite à sa lettre exigeant son rétablissement dans droits. De même, il voudrait savoir pourquoi ce membre du avait donné sa caution à la liste de la Majorité reprenant Congo na Biso alors que ce parti était réputé sociétaire l'Opposition.

En tous les cas, Matungulu et les cadres de sa famille voient dans la main noire ayant tenté de déstabiliser leur parti regroupement politique une intention voilée de torpiller candidature à la présidentielle. L'homme ferait-il si peur aux « Kabilistes » qu'ils voudraient le faire disqualifier avant le des candidatures à la magistrature suprême ? Chez Congo na Biso, est tenté d'y croire.

Congo-Kinshasa

A deux mois des élections, le travail de titan de la Céni

La Céni s'est engagée dans une véritable course contre la montre pour livrer dans les délais… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2018 Le Phare. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.