12 Juillet 2018

Tunisie: « Les nouvelles thérapies sont de plus en plus onéreuses »

Pour mieux comprendre la situation, nous pouvons l'illustrer de la façon suivante : pour traiter les hypertensions, vous disposez d'une gamme variée de produits qui vont de quelques dinars jusqu'à des centaines de dinars.

C'est le choix des produits d'une certaine gamme qui définit le prix. Ce sont les nouvelles thérapies qui sont de plus en plus chères parce qu'elles sont monopolisées. Le prix est fixé par rapport aux revenus des pays du Nord, où le revenu moyen n'a rien à voir avec celui du citoyen tunisien.

Tout l'enjeu réside dans l'établissement de choix de société. C'est à la société de refuser de prendre en charge un médicament qui coûte un milliard pour traiter un malvoyant et de choisir un autre qui, avec une somme égale, peut traiter trois mille diabétiques. Les autorités ne doivent pas choisir seules, la société doit également exprimer ses choix et les sacrifices qu'elle est prête à consentir.

Autrement dit, tout l'enjeu réside dans la Cnam qui incarne tout le système de l'assurance maladie

La Cnam a un rôle important à jouer. C'est un régulateur. A l'heure actuelle, un nombre faible de citoyens est en train de bénéficier de près de 70% des dépenses de la Caisse d'assurance maladie (70% sont dédiés à la prise en charge des maladies chroniques). C'est parce que ce sont des médicaments dont les prix dépassent les moyens individuels, quel que soit votre revenu.

Si l'on considère les maladies cancéreuses, l'on observe que l'accès à un médicament anticancéreux est hors de portée pour le citoyen. Il est normal qu'il y ait de la solidarité mais jusqu'où cette solidarité peut-elle aller dans la mesure où elle ne handicaperait pas les traitements ordinaires qui, eux, ne coûtent pas très cher ? La société doit faire des choix.

Tunisie

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