12 Juillet 2018

Sénégal: Zahra Yyane Thiam sur la décision de la cour de Monaco - «Cela ne remet en cause en rien la décision judiciaire prise au Sénégal»

Le refus de la Cour de Monaco de confisquer les avoirs bancaires de Karim Wade dans le cadre du recouvrement des «biens mal acquis» par l'Etat du Sénégal ne serait en rien un «camouflet». C'est la conviction de la Conseillère spéciale du président, Zahra Iyane Thiam qui pense que ladite décision ne remet pas en cause les décisions judiciaires prises au niveau interne.

Au moment où les avocats de l'ancien ministre Karim Wade et les militants du Pds et leurs alliés de l'opposition crient victoire, suite au refus de la Cour de Monaco de confisquer les avoirs bancaires du candidat du Pds, du coté du pouvoir, l'on semble rester zen.

Ou du moins, la Conseillère spéciale du chef de l'Etat, Zahra Iyane Thiam, ne s'en émeut pas. Elle refuse ainsi de considérer la décision comme «un camouflet», comme le prétendent les conseils juridiques de Karim Wade.

En effet, tout en reconnaissant qu'il y a des traités, conventions ou partenariats que les Etats nouent entre eux, elle précisera tout de même que «la souveraineté juridique relève toujours du ressort des Etats».

Encore que, dans ce cas d'espèce, les pays qui ont refusé d'appliquer les sanctions de la Crei n'ont pas les mêmes juridictions que celles qui se trouvent au Sénégal, estime-t-elle. Par conséquent, elle est d'avis qu'il n'y a pas lieu «d'interpréter des décisions qui sont prises dans un autre Etat».

En tout état de cause, elle reste persuadée que cela n'entame en rien «le rayonnement de notre diplomatie» et la «confiance dont nous bénéficions au niveau des partenaires techniques».

La Conseillère spéciale du Président se porte-en-faux contre ceux qui tirent des conséquences politiques sur des questions judiciaires. Zahra Iyane Thiam estime que «c'est cela qui crée la confusion virtuelle que les uns et les autres veulent entretenir».

Donc, pour elle, la décision du tribunal de Monaco n'interfère en rien sur les décisions prises par les juridictions internes. Elle indique dès lors que «cela ne remet en cause en rien la décision judiciaire qui est prise ici au Sénégal». Il en est de même, à son avis, pour l'arrêt de la Cedeao qui parle de violation des droits de Khalifa Sall.

Sur ce point, la responsable politique de l'Apr pense que «le Sénégal doit prendre acte et revoir cela ultérieurement», tout en poursuivant que «l'arrêt ne remet pas en cause la culpabilité établie, ni la sanction qui est issue de cette culpabilité».

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