13 Juillet 2018

Guinée: Grogne sociale dans le pays

Le gouvernement explique la dernière hausse des prix des hydrocarbures à l'origine des récentes manifestations de rue par une conjoncture économique intenable.

Il y a de l'électricité dans l'air en Guinée depuis l'augmentation il y a quelques jours du prix du carburant. A l'appel des syndicats, des milliers de personnes sont descendues dans la rue mardi dernier pour dénoncer cette hausse de 25% sur le prix des produits pétroliers.

Les manifestants qui scandaient en chœur le slogan : «8 000 c'est bon, 10 000 c'est non», sont allés jusqu'à barricader certains axes principaux de Conakry. Les Forces sociales, une nouvelle dynamique créée à l'occasion, ont lancé un ultimatum au gouvernement qui expirait jeudi soir. Sans pour autant dire ce qu'elles comptaient faire au cas où les autorités ne se pliaient pas à leurs injonctions.

Accusé d'avoir cédé à la pression des bailleurs de fonds, le gouvernement guinéen nuance cette lecture des faits. «Il ne s'agit pas d'une injonction. Nous sommes un pays en voie de développement et le bouclage de notre budget annuel dépend aussi de l'assistance dont nous bénéficions auprès des partenaires techniques et financiers.

La réalité est que la subvention que le gouvernement guinéen apporte au carburant depuis très longtemps est pointée du doigt par nos partenaires au développement.

Dans le cadre du bouclage formel que nous avons avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, il était tout à fait normal que le gouvernement fasse des efforts budgétaires pour que ce programme se maintienne et que nous continuons à bénéficier du soutien de nos partenaires», explique Amara Somparé, ministre guinéen de l'Information et de la Communication.

Le gouvernement convie les syndicats au dialogue. «Les syndicats dans leur rôle de défense de la population et des droits des travailleurs se doivent d'accepter de venir autour de la table des négociations pour qu'ensemble, nous puissions définir les mesures d'accompagnement qui pourraient amoindrir les effets de cette hausse de carburant sur la population», poursuit Amara Samparé.

Guinée

Erreurs judiciaires, différence entre fonctionnaires et magistrats, interférence des autorités

Mohamed Diawara, juge d'instruction du tribunal de première instance de Kaloum Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2018 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.