14 Juillet 2018

Congo-Brazzaville: Tribune - Des personnalités débattent de l'avenir du pays

Le cercle de réflexion « Think tank la voix du peuple » a organisé, le 13 juillet à Brazzaville, son premier café sur le thème « Lutte contre les antivaleurs dans la gestion de la chose publique ».

La rencontre a connu la participation de quelques personnalités du pays, notamment l'ancien ministre Alain Akouala-Atipault, les Prs Grégoire Lefouoba et Nkoua Mbon et l'honorable José-Cyr Ebina. et Stéphanie Ovaga femme engagée dans le social et bien d'autres, a débattu de deux thèmes à savoir, la gouvernance sociale et sanitaire.

Débattant à cette occasion de l'avenir du Congo, les intervenants ont décrié les maux qui le minent dans sa gouvernance aujourd'hui, tels le népotisme, l'injustice, la non prise en compte de certaines valeurs et surtout, le manque d'éthique à presque tous les niveaux de la société.

La gouvernance sociale, par exemple, a laissé entendre Stéphanie Ovaga (femme engagée dans le social) est avant tout un procédé qui permet de mener à bien un projet pour accompagner un pays dans son développement. Pour le cas du Congo, a-t-elle dit, cette gouvernance peut être équitable afin d'aider les Congolais dans leur bien-être.

Elle s'est fondée sur la population qui est d'à peine quatre millions d'habitants mais dont le Smig ne répond pas à ses besoins. « Il y a des dysfonctionnements à ce niveau », a-t-elle fait constater.

Sur la question du travail, les intervenants ont tous reconnu que les Congolais n'ont pas l'amour du travail, ce qui est un grand handicap dans les avancées du pays. « Nous sommes le seul pays de la sous-région où les horaires de travail sont en inadéquation avec l'administration. Le Congolais finit le travail à 14 h», a relevé un intervenant.

Quant à la gouvernance sanitaire, le Pr Jean-Bernard Nkoua Mbon, chef de service cancérologie au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville, a décrié ce qui se passe dans les hôpitaux. « Le grand problème ici, c'est l'absence de la sécurité sociale et il faut que l'Etat la mette en place. Il n'y a pas de fonds dans les hôpitaux pour s'occuper véritablement des malades » a-t-il souligné.

En conclusion, les participants ont convenu de poursuivre ce genre de rencontres à d'autres occasions dans le but d'approfondir la réflexion sur l'avenir du Congo.

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