14 Juillet 2018

Maroc: Colonies de vacances et bonne gouvernance doivent aller de pair

Il est impératif d'accorder une place de choix au secteur de l'enfance et aux colonies de vacances

Le Programme national des colonies de vacances au titre de l'année 2018 semble n'augurer rien de bon quant à l'atteinte de l'objectif fixé par le ministère de la Jeunesse et des Sports qui consiste à faire bénéficier sur un pied d'égalité tous les enfants et jeunes de ce programme.

Ce constat émane de nombreuses associations opérant dans le domaine qui n'ont pas hésité à exprimer leurs craintes et inquiétudes d'un probable échec de l'actuelle saison. Et pour cause : le réseau actuel des colonies de vacances et centres d'estivage est insuffisant et ne satisfait nullement les demandes des bénéficiaires dont le nombre ne cesse d'augmenter au fil des années.

La crainte desdites associations résulte aussi du refus du ministèrede l'Education nationale qui n'a pas daigné mettre à leur disposition certains de ses établissements scolaires. Du coup, le nombre de bénéficiaires a été réduit et des milliers d'enfants et jeunes ont été privés de ce droit au voyage, à l'aventure, aux rencontres fructueuses et à la découverte, entre autres plaisirs de la vie.

La situation actuelle n'est pas près de changer du jour au lendemain, malgré l'optimisme béat affiché par le ministère de la Jeunesse et des Sports annonçant qu'une série de mesures ont été prises pour mener son programme dans de meilleures conditions.

Le refus du ministère de l'Education nationale est incompréhensible dans la mesure où ce département devrait normalement et nécessairement être un partenaire indispensable dans toute action concernant la jeunesse marocaine. Aux côtés d'autres partenaires qui participent à ce grand chantier tels les ministères des Transports, de la Santé, le Haut-commissariat aux eaux et forêts et la Protection civile, le ministère de l’Éducation nationale est appelé plus que d'autres départements ou organismes à assumer ses responsabilités. De ce fait, une question s'impose : y a-t-il une quelconque coordination entre les différents ministères pour la gestion de ce dossier national d'actualité et qui revêt une grande importance ?

Il est impératif d'accorder une place de choix au secteur de l'enfance et aux colonies de vacances, car cela constitue un droit et non un privilège. Toute vision concernant ce secteur doit se baser sur un projet gouvernemental intégré , une stratégie claire et déterminée à laquelle adhèrent tous les secteurs et institutions en lui accordant des budgets à même de répondre aux attentes des acteurs associatifs et cadres opérant dans le domaine. Il est temps de repenser ce domaine et d'investir dans le capital humain, de le former, de l'encadrer et de le préparer pour l'avenir.

Il n'est plus permis aujourd'hui de parler de contraintes financières et d'infrastructures d'accueil, étant donné que les sources de financement ne manquent pas provenant, entre autres, de l'INDH, des conseils élus locaux et régionaux et des entreprises publiques et privées.

Il est également impératif d'accorder un intérêt particulier à l'enfance et aux colonies de vacances, de penser et de préparer leur avenir afin d'immuniser la société contre tout genre de dérives et améliorer la situation sociale et de développement. Bref, investir dans l'avenir.nir.

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