16 Juillet 2018

Burkina Faso: Erection des ralentisseurs sauvages - Le directeur général de l'ONASER met en garde la population de Zitenga

L'Office national de sécurité routière (ONASER), en collaboration avec le ministère en charge de la sécurité, a initié des sorties de terrain, dans le cadre de l'opération de démolition des ralentisseurs dits sauvages. La première sortie a eu lieu le samedi 14 juillet 2018 à Zitenga, commune rurale de Ziniaré. L'objectif étant, selon les organisateurs, de renforcer la sensibilisation et rappeler la population à l'ordre.

L'on se rappelle fraîchement que le 8 mai courant, le gouvernement burkinabè avait lancé une campagne de démolition des ralentisseurs dits sauvages, sur l'ensemble du territoire national. S'en est suivi, le 4 juin, le début effectif de l'opération de destruction desdits ralentisseurs sauvages savamment érigés par les populations riveraines.

Le bilan actuel dressé par le directeur général de l'ONASER, Mamadou Ouattara, fait état de 27 ralentisseurs détruits sur la RN°3 (axe Ouaga-Dori), 60 ralentisseurs sur la Route nationale n°6 (Axe Ouaga-Léo), 20 ralentisseurs sur la RN°6 (Axe Ouaga-Pô). Mais à la surprise des organisateurs, un élément perturbateur a surgi au moment où l'équipe s'était déportée sur la RN 22 (Axe Ouaga-Kongoussi).

« On était déporté sur la route de Kongoussi. Ces deux jours, on a constaté, avec regret, que sur la nationale N°3 où nous avons détruit totalement les ralentisseurs sauvages, des populations, sans se référer à l'autorité compétente, ont mis en place des ralentisseurs », a déploré M. Mamoudou Ouattara.

Face à la récidive de la population de Zitenga et sur instruction du ministère en charge des transports, le directeur général de l'ONASER, accompagné des Forces de l'ordre et de défense, est allé démolir de nouveau ces ralentisseurs anarchiques, malgré la désapprobation affichée des riverains qui attendaient sur les lieux. Mais du côté de la population, ce n'est pas de gaieté de cœur que les ralentisseurs sauvages ont été reconstruits.

Bien plus, c'est avec juste raison car selon le conseiller municipal Harouna Sawadogo, « 28 jours après la destruction des ralentisseurs, un jeune homme de 30 ans y a perdu la vie, suite à un accident. Sous l'effet de la colère et du choc, les habitants ont décidé d'ériger quatre ralentisseurs sur le champ. »

Pourtant, de l'avis du DG de l'ONASER, la population avait collaboré dès le premier jour, puis des mesures et des promesses ont été prises, notamment le renforcement du contrôle de la vitesse et la construction de ralentisseurs normés. A l'en croire, plus de dix contrôles ont été effectués sur le même axe, avec des visites hebdomadaires.

« Le souci majeur du gouvernement est de faire en sorte qu'aucune personne ne meure sur la route », a-t-il laissé entendre. Cependant, il a fait savoir à la population, qu'un accident de la circulation n'est pas forcément lié à un problème de ralentisseur mais que plusieurs raisons entrent en ligne de compte.

En tout état de cause, le DG se veut plus que clair. Après avoir multiplié les campagnes de sensibilisation et pour éviter que le mauvais exemple de la population de Zitenga ne se propage dans d'autres localités et remettre en cause l'opération de démolition, le DG a mis en garde contre une éventuelle récidive. « La route, c'est pour le gouvernement. Vous n'avez pas le droit de mettre des ralentisseurs sans l'autorisation des autorités.

Si jamais le gouvernement attrape des gens qui sont en train de mettre des ralentisseurs, ils vont répondre par la loi. Arrêtez de construire des ralentisseurs !

Ce n'est pas vous qui décidez de là où on met les ralentisseurs », a-t-il martelé. Visiblement remontée, la population, majoritairement jeune, s'est par la suite rangée et a soumis des doléances au directeur général, à l'endroit des autorités compétentes.

Leurs doléances se résument en la reconstruction de ralentisseurs conventionnels, dans un délai raisonnable, afin d'aider à éviter l'excès de vitesse. Mais pour Mamadou Ouattara, il est difficile de donner une date, car la construction desdits ralentisseurs obéit à une procédure.

En attendant, ce sont les contrôles de vitesse avec les radars sophistiqués, qui seront multipliés. C'est pourquoi il a demandé à la population de collaborer. « Collaborons, et vous aurez des ralentisseurs », a-t-il lancé pour conclure.

Burkina Faso

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