Congo-Kinshasa: Coup d'Etat monté et manqué de 1975 - Lisanga Bonganga de nouveau absent à la Haute cour militaire

(Image d'archives) - La police disperse une manifestation contre le coup d'Etat militaire du 6 aout le lendemain du putsch a Nouakchott - Police disperse a protesters
16 Juillet 2018

Invité pour la 3ème fois à venir éclairer la Haute Cour Militaire l'affaire du sénateur 0mba contre l'Auditeur général et public, Lisanga Bonganga, ministre d'Etat et ministre en charge Relations avec le Parlement, s'est une fois de plus absenté prétoire, au motif qu'il était retenu à une manifestation organisée le vendredi 13 juillet, à la Cité de l'Union africaine, devait prendre également part, le même jour, à une réception laquelle étaient conviés tous les membres du gouvernement.

La haute cour a ainsi accordé la parole à ses deux avocats. Bopande et Mboyo, porteurs d'une procuration spéciale signée de main, pour le représenter, alors que les renseignants ne peuvent être assistés, car ne faisant pas l'objet de poursuites judiciaires.

Ce sont les deux conseils qui ont présenté les excuses du ministre la haute cour militaire et promis qu'à la prochaine audience, pourra comparaître personnellement.

Vendredi dernier, la haute cour a déploré à ce sujet, les répétées de Lisanga Bonganga qui depuis le début de cette affaire, 2013, s'obstine à ne pas comparaître, comme s'il se reprochait chose. A cette époque, il n'était pourtant que simple citoyen.

A la demande du président des céans, le greffier en chef, le Jean Philippe Nkiama Mata, a rappelé que la première invitation du 3 avril 2013, requérait sa comparution à l'audience du 12 2013, tandis que pour la seconde invitation lui adressée le 30 pour se présenter le 3 mai 2013, c'est son élément de garde, Mbala qui avait réceptionné le courrier.

Le général-major Delphin Nyembo ya Buzilu, président des céans, tenu au début de l'audience de vendredi dernier, à rappeler à l'intérêt majeur manifesté par sa haute juridiction à entendre nombre d'anciens membres de la Commission des assassinats violations des droits de l'homme de la Conférence souveraine. Ce n'est pas pour des aspects politiques, a-t-il que la Haute cour militaire poursuit l'instruction de cette affaire.

Apolitique, la Justice militaire ne voit que l'aspect judiciaire tient aux faits et aux faits seulement, contrairement à l' médiatique enregistrée durant toute la semaine dernière. Il a les interprétations politiques relevées dans les médias et dit qu' n'est pas sérieux de verser dans des considérations politiques la HCM, encore au niveau de la collecte des éléments pour l'intime conviction des juges, fait appel aux renseignants. Et préciser que cette intime conviction doit reposer sur la parfaite des faits.

Et comme on le sait, avant de se prononcer, les juges doivent une somme d'éléments qui doivent concourir à éclairer leur lanterne.

C'est dans le souci de recueillir suffisamment d'éléments dans dossier du « Coup d'Etat monté et manqué de 1975 » que la Haute militaire tient coûte-que-coûte à la comparution du ministre Bonganga.

C'est dans ce même cadre qu'ont déjà été invités à comparaitre titre de renseignants, Bernard Kasusula Djuma, président de Commission des assassinats et violations des droits de l'homme,

Docteur Kabamba, médecin à l'Hôpital général de référence de Kinshasa, le commandant Mwarabu, ancien pilote à la Présidence de la sous le régime Mobutu, le général Kanyengele, un des responsables des services de sécurité et rapporteur de sous-commission.

Si les trois premiers cités ont toujours comparu devant la HCM, apportant les informations en leur possession, ils ont réitéré leur disponibilité à épauler la justice militaire dans quête des éléments pour éclairer sa lanterne dans ce dossier. général Kanyengele, éprouvé dernièrement par la perte d'un membre sa famille, a quant à lui, écrit à la haute cour militaire annoncer sa comparution à la prochaine audience. Elégant, le des céans les a félicités pour leur promptitude à répondre invitations de sa juridiction.

Qu'il soit dit en passant que cette haute juridiction militaire dispose pas d'éléments suffisants sur le «Coup d'Etat monté et de 1975», contrairement au procès en révision de l'affaire Kimbangu, introduit en son temps à la Haute cour militaire, et qui bénéficié des archives venant de Bruxelles.

Mais pour l'affaire sénateur Raymond Omba Pene Djunga, la haute militaire avait écrit à l'Assemblée nationale, au cardinal et à d'autres personnalités, qui toutes, ont déploré la des documents. Présentement, la HCM ne dispose que de la copie certifiée de l'Arrêt rendu en son temps, dans l'affaire par le de guerre général.

A l'audience de vendredi, Bernard Kasusula Djuma et le sénateur Omba, assisté de ses conseils, Mes Nswal Tem a Bol et Franck Mulenda, comparu. Ce dernier en a profité pour solliciter l'accord de la cour pour se rendre à l'étranger pour des raisons de santé. Ce qui a été accordé, avec le consentement de l'Office du ministère représenté par le colonel Makutu. L'affaire a été renvoyée au juillet prochain.

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