16 Juillet 2018

Guinée: Les prix élevés du carburant enflamment les Guinéens

Avec une journée "ville morte" annoncée ce lundi, la Guinée entre dans une nouvelle semaine de troubles. L'augmentation du prix du carburant a une conséquence directe sur la vie courante.

En Guinée, la crise sociale continue. Suite à l'augmentation du prix du carburant, les organisations de la société civile appellent ce lundi (16.07.) à observer une nouvelle fois à une journée ville morte. Ces organisations avaient prévu de manifester à Conakry. Mais leur demande a été recalée par les autorités. En conséquence, les forces sociales comptent déposer une plainte devant la cour suprême contre le gouvernement pour "excès de pouvoir".

A en croire les témoignages de certains Guinéens, l'étau s'est trop resserré avec les prix insoutenables des transports et du carburant. Selon Mohamed Maka Condé, chauffeur de taxi-moto dans la sous-préfécture de Soyah dans le centre de la Guinée, "tout le monde en Guinée souffre de la cherté de la vie" .

Ces propos sont soutenus par une autre Guinéenne, vendeuse de beignets qui se plaint de l'augmentation aussi des prix de la farine et du sucre à Soyah. "Les grèves à chaque fois, ce n'est pas bon pour nous les Guinéens", lâche-t-elle l'air dépitée.

Pression sur le gouvernement

Des milliers de personnes avaient déjà marché il y a une semaine à Conakry (10.07.) contre l'augmentation de 25% du prix du carburant à la pompe, après l'échec de négociations entre les syndicats et le gouvernement guinéens. Au moins 10.000 personnes selon les organisateurs de cette "marche de la colère", 5.000 à 6.000 selon la police, ont protesté contre cette hausse, en vigueur depuis le 1er juillet.

Afin d'empêcher les véhicules d'entrer ou de sortir de la capitale, des jeunes ont dressé des barricades en banlieue de Conakry, où des pneus ont été brûlés sur la chaussée, selon des témoins et la police. Cette manifestation constitue "un premier avertissement à l'autorité qui doit comprendre que le peuple ne se laissera pas faire et qu'il n'est pas là pour payer les factures de la mauvaise gouvernance du régime", avait affirmé à l'AFP, Abdouramane Sanoh, un responsable de la coalition d'ONG de la société civile à l'initiative des manifestations.

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