19 Juillet 2018

Congo-Kinshasa: BCNUDH - Les injures de Thambwe Mwamba assimilées aux violations des droits de l'homme

Photo: Natalia Micevic/UNHCR
Esta a fui sa ville natale de Nizi avec son mari et ses deux jeunes enfants. Ils sont retournés à Chioma dans la province de l'Ituri, mais ne peuvent pas retourner à Nizi à cause de la violence continue.

C'est à partir de Lubumbashi où elle accompagne la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies en RDC que la porte parole de la Monusco, Florence Marshall, a animé hier mercredi 18 juillet 2018 la conférence bi mensuelle de la Monusco, avec Aboul Aziz Thioye, directeur du Bureau Conjoint des Nations Unies sur les Droits de l'Homme « BCNUDH », qui lui, était face aux journalistes kinois.

Les propos indigestes énoncés par le ministre de la Justice Thambwe Mwamba au début de cette semaine se sont invités hier à cette conférence de presse. A la question d'un confrère qui voulait savoir si les propos du ministre Thambwe Mwamba à l'endroit des journalistes qu'il a traité de « minables » ne constituaient pas un cas de violation des droits de l'homme, le haut fonctionnaire onusien, visiblement embarrassé, a répondu par l'affirmative. Aboul Aziz Thioye a ajouté qu'il regrettait cela mais s'abstenait de les commenter. Il n'a pas exclu la possibilité de voir cet officiel pour reparler de problème.

D'autres questions ont porté sur le déplacement raté du général des Nations Unies en RDC, l'opportunité pour la Monusco poursuivre la formation des officiers de la police et de l'armée le maintien de l'ordre alors que les cas de violation des droits l'homme sont au top, l'évaluation du processus électoral à mois de la date du 23 décembre ...

Répondant à la question relative à la formation dispensée aux de l'ordre, Aboul Aziz Thioye a fait savoir qu'on ne peut pas de « mauvais formateurs » ou de « mauvais élèves » car le est complexe. Du point de vue de la taille, l'armée congolaise l'une des plus importantes d'Afrique mais son problème majeur celui de la professionnalisation. Evoquant également le problème contexte, il a fait savoir que les séances de renforcement capacités dispensées aux officiers représentent une goutte d'eau l'océan. Faisant état des modules sur la conduite des opérations autres modules retenues par les formateurs, le directeur du BCNUDH précisé qu'un grand nombre des galonnés de l'armée s'y intéressent.

Selon lui, les frustrations sont partagées mais qu'il y a tout de une certaine amélioration.

Quant au déplacement raté du patron de l'ONU en RDC, Florence a récusé le terme de « pied de nez » fait à la Monusco. Attribuant raté de ce mois au problème d'agenda, elle a soutenu que les entre la Monusco et le gouvernement congolais sont cordiales. Et l'option du voyage est toujours là.

Bien avant cela, les médias ont suivi la présentation du semestriel du BCNUDH sur les violations des droits de l'homme pour premier semestre de 2018.

Il est signalé dans ce texte que 3316 cas de violation des droits l'homme ont été documentés de janvier à juillet 2018 en RDC, soit légère augmentation par rapport au premier semestre de 2017.

Plus de 64 % des cas documentés ont été commis par des étatiques et de surcroît responsables des exécutions d'au moins 202 personnes. Les miliciens, toutes confondues, ont commis près de 36 % des cas de violation des droits l'homme.

Les FARDC sont épinglées comme le corps ayant commis le plus nombre des violations et responsables du tiers des cas documentés le BCNUDH.

S'agissant des visites de terrain, de Leila Zerrougui, après s' rendue à Kolwezi, a précisé Florence Marshall, elle était à hier.

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