16 Juillet 2018

Burkina Faso: Système éducatif de qualité

Le ministre de l'Education nationale et de l'alphabétisation, Pr Stanislas Ouaro, a effectué, du 8 au 10 juillet 2018, une tournée dans les régions du Nord, de la Boucle du Mouhoun et du Centre-Ouest. Il est allé recueillir les préoccupations des acteurs de l'éducation et leur réaffirmer l'engagement du gouvernement pour un système éducatif de qualité.

Depuis la signature du protocole d'accord entre le gouvernement et la Coordination nationale des syndicats de l'éducation (CNSE), plusieurs actions ont été menées par la partie gouvernementale afin d'avoir un système éducatif de qualité.

C'est le message que le ministre de l'Education nationale et de l'alphabétisation, Pr Stanislas Ouaro est allé porter à ses «collègues» des régions du Nord, de la Boucle du Mouhoun et du Centre-Ouest, du 8 au 10 juillet 2018 à Ouahigouya, Dédougou et Koudougou.

En sus, il a recueilli les préoccupations des acteurs de l'éducation et des partenaires comme les collectivités territoriales. Pour ce qui est du protocole d'accord, le ministre Ouaro a fait savoir aux acteurs que le gouvernement est engagé à le mettre en œuvre même si certains points connaissent des retards liés notamment à la grève des travailleurs du ministère en charge des finances.

« La mise en œuvre du protocole est d'abord dans l'intérêt du gouvernement parce qu'il va améliorer notre système éducatif », a-t-il souligné.

Au nombre des points qui ont connu une mise en œuvre, il a cité notamment la prise en charge des ex-formateurs des centres d'éducation de base non formelle, la prise du décret d'harmonisation et d'amélioration des indemnités, la rédaction du document technique de base sur le statut valorisant ainsi que son projet de statut, la relance du système des bourses.

Les préoccupations, quant à elles, se résument au manque de matériels, d'infrastructures et moyens financiers des services, aux classes sous paillotes et aux effectifs pléthoriques dans les classes.

« La question du manque de laboratoires et de leurs équipements est revenue. A cet effet, nous avons rappelé qu'il est prévu la mise aux normes de 64 laboratoires d'ici la rentrée et nous y travaillons.

Les maires aussi ont souhaité que nous accordions une attention particulière à la réalisation des engagements du chef de l'Etat ; ce que nous avons commencé à faire à travers la revue à mi-parcours.

Ils ont souhaité qu'on puisse relancer un projet qui avait été lancé en 2014 qui consistait à construire 394 CEG en deux phases et aujourd'hui des moyens ont été mobilisés pour le concrétiser », a expliqué le ministre en charge de l'éducation.

Une initiative saluée

Les chefs de circonscriptions d'éducation de base ont posé le problème de leur budget de fonctionnement. Le ministre a indiqué qu'après évaluation, un certain montant a été inscrit dans le budget de l'Etat, mais la difficulté est que les CEB sont considérées comme des services dans l'organigramme de son département.

A ce titre, ne peuvent pas ouvrir un compte. Cependant, il a promis trouver une alternative à cette difficulté. Dans un contexte marqué par la menace terroriste, la question de la sécurité des enseignants a été posée. Sans vouloir donner plus de détails, le chef du département de l'éducation a confié que des mesures sont prises pour que les acteurs travaillent en toute tranquillité. «

Les préoccupations soulevées nous permettront de dégager une feuille de route et de travailler ensemble avec les acteurs à les résorber », a-t-il dit. Pour les acteurs, cette sortie du ministre de l'Education nationale et de l'alphabétisation est à saluer parce qu'elle leur offre une occasion de poser directement leurs problèmes.

« En tant que responsables d'établissements, les enseignants nous posent souvent des questions auxquelles nous n'avons pas de réponses. Mais avec cette rencontre, ils ont pu poser leurs préoccupations », a confié le proviseur du lycée Yamwaya de Ouahigouya, Ouateba Ouédraogo.

A l'écouter, le monde éducatif est un milieu où le débat est permanent et il est judicieux de donner la bonne information en un temps assez réduit. Cela permet, a ajouté M. Ouédraogo, de circonscrire un certain nombre de débats et de trancher à temps. « C'est une très belle initiative qui permet une visibilité et une recevabilité de l'Etat vis-à-vis de ses employés.

Nous espérons que les préoccupations soulevées trouveront des solutions pour l'amélioration du système éducatif », a laissé entendre, Albert Compaoré de la coordination régionale des syndicats de l'éducation de la Boucle du Mouhoun. Cependant, il a déploré le non-respect de certains inscrits dans le protocole d'accord notamment les avancements sur le plan pécuniaire dont certains «camarades » devaient bénéficier en fin mai et fin juin.

A Ouahigouya comme à Dédougou, le ministre a échangé également avec les élèves-maîtres des Ecoles nationales des enseignants du primaire (ENEP) qui ont posé également des préoccupations.

En entendant la dernière étape, celle de Ouagadougou, Pr Stanislas Ouaro a soutenu que le gouvernement porte un regard attentif sur les préoccupations du secteur de l'éducation et s'engage à créer des conditions favorables au dialogue et à l'apprentissage.

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