Congo-Kinshasa: A souhait...

Photo: IRIN
President Joseph Kabila

Amusant et assez détendu. Bien qu'attendu en éventreur, il a finalement porté son dévolu sur son habituellement discours souverainiste en rappelant les progrès réalisés par les institutions congolaises depuis qu'il a pris les rennes du Congo.

Il faut quand même reconnaître à Joseph Kabila le respect des concepts. Car, en effet, c'est un parfait discours sur l'état de la nation qu'a fait devant les deux chambres réunies en congrès, le Président.

Des soifs étanchées ou pas ? Cela dépend en tout cas de comment l'un ou l'autre le percevra. Si pour ses followers qui, du reste, animaient l'ensemble du palais du peuple de l'extérieur à l'intérieur, ce discours est une sorte d'assurance pour eux, de voir leur Chef coiffer de manière continuelle la tête du pays, il y a là pour la frange opposante et une bonne partie de la société civile voire quelques Etats voisins de la RDC et la communauté internationale, des signes avant coureurs d'un avenir sombre pour ce pays, pris en tenaille par le manque de paix comme de consensus autour du mot alternance depuis bien d'années.

Maintenant que la dernière alarme est sonnée, il faut pour ceux qui auront compris la vision de l'autorité morale du FCC, de pourchasser la date du 25 juillet prochain, pour visiter et déposer les candidatures à la députation nationale dans les BRTC et attendre de voir le probable dauphin de Kabila pour ce qui est de la présidentielle, au cas où il révélait d'ici le 8 août, ses véritables intentions sur ce poste qui devient une obsession, de plus en plus que l'on aborde le sujet.

Après le discours de l'actuel Président congolais, hier devant le congrès, des idées se sont faites, pour les uns, refais pour les autres.De plus, des plans ont été créés et n'attendent plus que d'être exécutés.

Pour rappel, le CLC, passé maître des ultimatums, lançait une dernière demande à Joseph Kabila, pour dévoiler son avenir avant au plus tard le 8 août, afin d'apaiser les esprits qui brûlent d'impatience d'en savoir un peu plus, sur ses intentions.

Actuellement, des inquiétudes supplantent les questionnements. Que prévoit en vrai, faire ce mouvement d'obédience catholique, d'ici août sur ce qu'il a déjà du reste, prévu?

Devra-t-on s'attendre à des actions conjointes avec les cellules dont ce CLC se dote à l'extérieur, ou encore avec le Rassemblement qui, tout fraîchement, vient de poser quelques conditions pour des élections crédibles ? Ardu à dire.Comment persuader la CENI à extirper, comme l'exige le Rassop, les quelques 10. 000. 000 d'enrôlés fictifs, représentants plus d'un quart du nombre total d'enrôlés ?

Ou encore, l'emmener à être redynamisé notamment, en remplaçant le représentant de l'Udps, conformément à l'accord du 31 décembre 2016, voire l'empêcher de recourir à cinq mois de la tenue officielle d'élections, à la machine à voter qui comme tout le monde le sait, est cet élément sine qua non sans lequel cette commission ne réalisera ces suffrages pour lesquels l'on aura tenté de discuter à mille et une reprises sans qu'il n'ait de véritable débouchage sur des sujets amenant le peuple congolais à faire un ultime soupire et foncer vers des démarches pour un pays plus beau qu'avant sur tous les plans ? Compliqué.

C'est vraisemblament vers des affrontements à souhait que l'on se dirige, alors que tous espéraient que cette allocution du Chef de l'Etat nettoie, comme il se doit, toutes les confusions autour du futur de la nation.

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