20 Juillet 2018

Sénégal: Une meilleure transparence visée avec les comités de développement sanitaire (médecin-chef)

Thiès — La réforme créant les comités de développement sanitaire (CDS) en lieu et place des anciens comités de santé a pour objectif de mettre notamment fin aux problèmes de transparence qui se posaient dans la gestion des ressources, a expliqué vendredi le médecin-chef de la région de Thiès, Malick Ndiaye.

La réforme vise à éviter les "problèmes de transparence dans la gestion" des ressources, d"'irrégularité du renouvellement" des instances dirigeantes, etc., a-t-il dit au terme d'une rencontre d'information sur cette réforme entérinée par un décret présidentiel, en date du 5 janvier.

Contrairement aux anciens comités de santé où l'on pouvait "rester 10, 15 ans à 20 ans" à la tête de ces structures, le mandat des CDS est de 3 ans, renouvelable une seule fois.

Le décret présidentiel en 59 articles qui crée les comités de développement sanitaire, fixe également des plafonds pour la part des recettes affectée au fonctionnement (25%), à l'investissement (10%), ou encore aux rubriques des cas sociaux et de la formation qui se voient allouer 5% chacune.

Pour éviter certaines lourdeurs, ces CDS sont dotés d'une caisse d'avance, renouvelable tous les 3 mois, et plafonnée à 100.000 francs CFA pour les centres de santé et 50.000 francs pour les postes de santé, a expliqué le docteur Malick Ndiaye. Elle est destinée à l'entretien, aux réparations, à l'achat de produits d'urgence et la maintenance.

Les motivations à verser aux agents communautaires de santé (ACS, ex-ASC) sont aussi limitées par le texte, qui précise par ailleurs que les membres du CDS doivent "pouvoir lire et écrire en français", a rapporté le MCR, dans sa présentation.

Pour Abdourahmane Guèye, président de l'ancien comité de santé du district sanitaire de Thiès, "le comité de santé ne part pas, c'est juste l'appellation qui change". Il a toutefois déploré certains aspects de la nouvelle réglementation.

Par exemple, "le plafond de 25% n'arrange pas le système", car parmi les anciens comités de santé de Thiès, "à l'exception de celui du centre de santé, seuls trois comités pouvaient avoir 500.000 francs par mois", a-t-il rappelé.

Il a fait part de sa crainte de voir les agents recrutés par le comité se retrouver avec de modiques sommes avec cette clef de répartition. Et il a regretté le fait que les acteurs "n'ont pas été impliqués" dans l'élaboration de ce document.

Ibrahima Baldé, de la Direction de planification, de la recherche et des statistiques du ministère de la Santé, a relevé quant à lui, que la "solidarité" et la "responsabilité" sont entre autres les maîtres-mots de cette réforme. Cela, pour souligner la nécessité pour les élus, de faire une planification, en fonction des moyens dont ils disposent.

En plus de l'appui de l'Etat, ils doivent ensuite aller à la recherche de ressources additionnelles, à travers le partenariat, la diaspora, entre autres sources, a-t-il laissé entendre lors de la réunion. "Nous sommes dans un contexte de rareté des ressources qui appelle de notre secteur une gestion efficiente du peu qu'on a", a-t-il aussi souligné.

"Quand on met les gens à l'épreuve des textes, on va corriger ce qui ne marche pas. Il ne faut pas enfermer les gens dans des carcans", a dit le gouverneur qui présidait la réunion, tout en notant que "les changements sont souvent difficiles, (parce que) les gens sont assis sur de vieilles habitudes et des intérêts".

Sénégal

Neuf pirogues sénégalaises saisies par la Marine Bissau guinéenne

Neuf pirogues appartenant à des pêcheurs sénégalais saisies par la Marine Bissau… Plus »

Copyright © 2018 Agence de Presse Sénégalaise. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.