22 Juillet 2018

Congo-Kinshasa: Exetat en RDC - Quand la connaissance cède sa place au phénomène 100%

En République Démocratique du Congo, les écoles naissent comme des champignons. Cette multiplicité d'écoles tire la connaissance vers le bas. Il suffit, juste, de sillonner les rues de la capitale pour remarquer qu'en lieu et place de venter la qualité des enseignements dispensés, les établissements scolaires se contentent d'écrire sur des tableaux d'inscriptions, sur leur murs ou sur des banderoles des mentions du genre : 100% sûr, chez nous c'est un coup une flamme, Etut'ekota ... Le premier critère pour s'inscrire ou inscrire son enfant dans une école est donc devenu le fait de savoir les résultats antérieurs d'une école aux épreuves de l'examen d'Etat. La qualité de l'enseignement importe peu. Le plus important est donc devenu l'obtention de son diplôme, quelle que soit la qualité de l'enseignement.

Alors que les épreuves de l'examen d'Etat sont, en RD. Congo, le passage obligé pour avoir accès aux enseignements dans les universités, l'obtention d'un diplôme n'est plus une affaire d'intelligence. Intelligents ou non, les élèves préfèrent s'inscrire dans des écoles ou les préfets d'études et promoteurs d'écoles arrangent tout pour leur donner des diplômes à la fin. La condition, dans certaines écoles, pour obtenir le diplôme est d'être en ordre avec tous les frais demandés par l'établissement scolaire.

L'essentiel c'est l'obtention de son diplôme

Parents, élèves et enseignants tous emportés par le phénomène 100%. Et parce qu'ils doivent faire face aux frais scolaires dont le montant n'est pas stable et change d'une école à une autre et aussi beaucoup d'autres frais pour que leurs enfants présentent ces examens d'Etat, certains parents avant d'inscrire leurs enfants dans une école posent la question : «votre école fait elle 100% ? » et une école qui fait 100% on a pas besoin de savoir dans quelles conditions son enfant étudie, le plus important reste le diplôme.

Les élèves, eux, sûr et certains que leurs établissements feront tout pour leur donner la réussite à la fin et que leur réussite constitue, en elle-même, une publicité pour l'école en vue de l'année prochaine, ils se font de plus en plus rares dans les salles de classes, oubliant que la connaissance vaut plus que le diplôme car, sans connaissance, on ne peut pas défendre ce diplôme.

Les promoteurs et préfets d'écoles sont prêts à tout faire pour donner la réussite, à 100%, à leurs élèves car cela va de la renommée de leurs établissements scolaires.

Pour ce faire, "ils corrompent les inspecteurs, arrangent le fameux E13... "

Dans les centres, là où se passent ces preuves, les gens qui y sont comme les surveillants des élèves pour qu'ils ne trichent pas, se transforment en surveillants des chefs de centres et OPJ pour faciliter la tricherie aux élèves, et cela en échange de quelques billets de francs congolais, indiquent certains obervateurs.

Chaque année, le taux de réussite monte. Parmi ces lauréats certains sont incapable de s'exprimer en français qu'ils ont étudié dès leur premier jour à l'école. Alors que les examens d'Etat donnent le visa pour l'université, qui doit accueillir des personnes murs, l'Etat congolais se doit de mettre l'ordre dans secteur car, c'est de là que sortent les futurs cadres du pays.

Congo-Kinshasa

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