26 Juillet 2018

Burkina Faso: 7e TAC - L'esprit vivifiant de la fraternité

éditorial

La 7e levée du Traité d'amitié et de coopération (TAC), cet espace d'amitié, de coopération et de fraternité entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso baisse ses rideaux, ce 27 juillet avec la rencontre au sommet à Yamoussoukro des deux chefs d'Etat.

Cela, comme une apothéose de trois jours d'échanges riches et fraternels entre deux pays "soudés " plus par des liens de fraternité et de sang que par le simple fait de l'histoire et de la géographie.

Ivoiriens et burkinabè sont devenus depuis longtemps, malgré quelques turbulences dans leur histoire récente, un même peuple en raison de liens multiséculaires, bâtis autour d'accès de progrès et de développement dans l'intérêt bien compris des populations à la base.

Et le TAC est devenu l'instrument juridique autour duquel s'articule la coopération entre les deux pays. Plusieurs projets et programmes ont été initiés et dont l'atteinte des objectifs a, sans nul doute, contribué à l'accélération de la croissance économique et sociale des deux pays avec pour substrat, l'amélioration des conditions de vie des masses laborieuses.

Après une décennie passée à bâtir et à "polir" cette construction économique, politique et sociale, celle qui s'ouvre doit être celle de la maturité, avec la nécessité, après les "petits pas", de faire de grands bonds dans la perspective d'une intégration encore plus aboutie.

Dans cette optique, une refonte de l'armature politique, juridique et institutionnelle des deux Etats, pour aboutir à des institutions communes, serait un indicateur pertinent de cette volonté de tendre progressivement vers l'intégration africaine, voie de salut obligée pour nos Etats.

N'oublions jamais qu'il fut un temps dans notre histoire commune où nous étions pratiquement un seul peuple dans un seul Etat. Oui, la Côte d'Ivoire et une grande partie du Burkina Faso actuel formaient le même Etat, et ainsi, le natif d'Abengourou ou de Daloa qui allait vivre à Bobo-Dioulasso ou Koudougou, de même que celui de Ouagadougou ou de Banfora qui venait s'installer à Bouaflé ou Aboisso ne s'expatriaient pas, mais ne faisaient que se déplacer dans d'autres villes de leur pays.

Rappelons-le sans cesse aux jeunes générations aux mémoires oublieuses. Serions-nous incapables de réaliser aujourd'hui ce que le colon put faire jadis ? L'engagement et l'investissement de l'ensemble des acteurs sans a priori, ni calculs d'épicier, voici le préalable pour que les victoires du passé aient du sens et motivent celles du futur.

Il faudra apporter des réponses structurées et porteuses d'avenir aux principaux questionnements et défis qui se posent à nos pays dans un environnement international complexe. Chaque jour nous voyons une partie de notre jeunesse périr dans le désert ou se noyer dans la Méditerranée parce que nous n'arrivons pas à donner forme à ses rêves.

Et pourtant nous savons à quel point nous avons besoin de l'intelligence et de l'énergie de cette jeunesse. Clairvoyance et pragmatisme dans la conception, l'élaboration et la mise en œuvre des projets et programmes, rigueur dans la gestion et obligation de résultats sont, entre autres, des impératifs dans cette démarche.

C'est dans cette vision globale et responsable que nos deux États doivent s'inscrire afin de réaliser les plus grandes œuvres pour les deux peuples. Nul doute que l'esprit vivifiant de la fraternité qui baigne cette relation les y guidera.

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