Mali: Présidentielle - La fiabilité du fichier électoral contestée

Le Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, recevait ce samedi matin à la Primature plusieurs candidats de l'opposition.

Plus que 24 heures pour le premier tour de l'élection présidentielle malienne. Officiellement la campagne s'est achevée ce vendredi à minuit. Ils sont 24 candidats pour un seul fauteuil. Beaucoup ne sont pas assurés de la fiabilité du fichier électoral. Ainsi les observateurs de l'Union africaine, manifestant leurs inquiétudes, ont joué aux facilitateurs.

Voulant éviter à tout prix le déraillement du processus électoral à quelques heures du scrutin, des partenaires du Mali ont pris de l'initiative.

Citons le représentant spécial des Nations unies au Mali, Mahamat Saleh Annadit, le représentant de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), de l'Union africaine, de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de l'Union européenne. Tous ensemble ont rencontré le Premier ministre malien, Soumeylou Boubèye Maïga. Ils lui ont demandé de bien vouloir recevoir les 24 candidats ou leurs représentants pour évoquer la question du fichier électoral.

C'est désormais acquis, la rencontre aura lieu ce samedi 28 juillet. Parmi les candidats ou leurs mandataires, il y a deux blocs.

Le premier, composé d'environ 12 candidats, estime que le fichier électoral est « crédible » après une rencontre avec le délégué général aux élections chargé justement de ce fichier.

Le second bloc est constitué, entre autre, autour du chef de file de l'opposition malienne et candidat à la présidentielle, Soumaïla Cissé. Pour ce camp, le fichier électoral « n'est pas crédible ». Comment le rendre alors crédible à 24 heures du scrutin ? Que vont réclamer les opposants ? « Nous avons notre stratégie, explique l'un des candidats qui précise tout de suite, nous ne voulons pas du tout prendre en otage les élections, nous voulons tout simplement des élections crédibles ».

Un scrutin sous haute sécurité

Pour ce scrutin à hauts risques, le gouvernement assure avoir mis sur pied un dispositif de sécurité extrêmement complet. 11 000 gendarmes et policiers ainsi que plus de 10 000 militaires, essentiellement dans le centre du pays, sont mobilisés pour notamment sécuriser les bureaux de vote. La Minusma viendra renforcer le dispositif, tandis que la force Barkhane se tient prêt à intervenir en cas de besoin.

Nous avons mobilisé environ 30 000 hommes. Les forces de sécurité intérieures, les militaires, nos partenaires c'est-à-dire la Minusma et Barkhane, et les mouvements signataires et non signataires.

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