29 Juillet 2018

Mali: Elections "apaisées" - La CEDEAO compte sur la presse

Photo: African Union Peace ‏ @AU_PSD
Le président sortant, Ibrahima Boubarcar Keita qui s'apprête à glisser son bulletin dans l'urne.

Le chef de la mission d'observation de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo a rencontré, la presse nationale et internationale, le samedi 28 juillet 2018, dans la capitale malienne.

A la vieille du scrutin, il leur a demandé d'œuvrer pour des élections apaisées. La presse a le pouvoir de construire, de faire et de défaire, de créer ou d'alimenter des conflits, ou si, elle le veut, de créer des conditions de paix. C'est la conviction du chef de la mission d'observation de la CEDEAO au Mali, Kadré Désiré Ouédraogo.

A cet effet, elle doit ouvrer à la consolidation de la paix, surtout lors du scrutin de ce dimanche 29 juillet 2018. Ce vœu, il l'a exprimé, le 28 juillet, veille de l'élection présidentielle, lors d'un point de presse qu'il a animé à Bamako. Comment la presse peut-elle jouer sa partition dans un contexte où l'opposition dénonce déjà des fraudes ?

Kadré Ouédraogo a rappelé que sous l'égide de la Haute autorité de la communication(HAC), les responsables des différentes associations professionnelles ont signé un code de bonne conduite, où elles se sont engagées à préserver la paix sociale pendant toute la période électorale.

A cet effet, les médias doivent privilégier les normes et pratiques professionnelles tout en assumant leur rôle social d'informateur. Surtout, a-t-il dit, d'éviter toute incitation à la violence et de prendre part aux querelles partisanes. « Convaincus que la qualité d'une démocratie se mesure autant par le respect de la liberté d'expression que par le professionnalisme des médias, vous vous êtes impliqués dans la préservation de la paix sociale et l'unité du pays », a affirmé le chef de la mission d'observation de la CEDEAO.

Toute élection constitue un espace d'enjeux et celle de ce 29 juillet ne saurait déroger à la règle, a-t-il lancé. « Pour autant, une chose est certaine, qu'il ne faut pas perdre de vue, quel que soit les intérêts des parties en présence, il y a le Mali. Oui, le Mali est et reste au-dessus de tout individu », a insisté M. Ouédraogo.

Toutefois, il a félicité les hommes de média pour la modération dont ils font déjà montre dans le traitement de l'information en cette période délicate.

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