30 Juillet 2018

Cameroun: « Tchizambengue » enflamme la toile

La chason de la Gabonaise Shan'L sur les relations extraconjugales, est diversement appréciée par les internautes.

Le clip défraie la chronique en ce moment sur la toile. « Tchizambengue » ou le « deuxième bureau ». Pour son retour sur la scène artistique, Shan'L, sociétaire du label Direct Prod, interpelle les hommes et femmes en relation amoureuse à plus de vigilance. Le clip de quatre minutes et 21 secondes avait enregistré 3000 vues le jour de sa première mise en ligne, au mois de mai dernier. A ce jour, le titre totalise près de deux millions de vues. Le succès populaire du titre diffusé sur la toile entraîne en même temps une polémique née autour de son message.

Le clip est interprété par certains, comme une apologie de l'infidélité, une façon d'encourager les hommes et femmes qui entretiennent des relations extraconjugales. Les paroles telles que « Entre lui et moi c'est din-don », confirment cette opinion. Ce qui, selon l'artiste, n'est pas le cas. «La Tchizambengue est un phénomène que personne n'ignore. Il n'épargne personne. Sans vouloir faire l'apologie de cette situation, j'exhorte les couples à être vigilants et à entretenir leurs foyers, car il y a toujours une "Tchiza¬ aux aguets», a expliqué l'artiste dans les colonnes d'un confrèsre gabonais. Si certains internautes apprécient le rythme dansant de ce tube, la majorité fustige amèrement ce qu'ils qualifient de promotion des « deuxième bureaux ».

Dans ce clip où apparaîssent de célèbres « deuxièmes bureaux », l'artiste assure que le maintien d'un couple dans la durée est un perpétuel défi. Une expérience souvent douloureuse qui tourmente les couples, particulièrement les épouses qui souvent, gardent le silence. A en croire les réactions des internautes, les femmes célibataires seraient particulièrement ciblées par cette chanson, elles qui sont pressenties comme étant la principale source des malheurs des femmes au foyer. Là encore, Shan'L recadre les choses : « Il n'y a pas à dire que cette chanson s'adresse aux femmes en particulier car le titre concerne aussi les hommes ». Au-delà de cette polémique somme toute compréhensible, le titre « Tchizambengue » est une sorte de peinture du quotidien de certains couples. Cet opus musical de la Gabonaise continue de faire bouger la toile, preuve que le sujet abordé est digne d'intérêt.

Cameroun

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