Mali: Vote - Les "rebelles" ont lancé des obus

Présidentielle 2018 au Mali
30 Juillet 2018

La journée électorale du dimanche 29 juillet 2018 au Mali a été entachée de quelques violences empêchant certaines localités de prendre part aux échéances.

Comme il fallait s'y attendre, le pari d'un vote libre et apaisé n'a pas eu lieu. Dans des localités du Mali, les votes ont été perturbés par des agissements non identifiés dans certaines régions. En clair une série de violences de divers ordre ont éclaté le jour même des échéances sans faire de victimes.

En effet, excepté la capitale Bamako, le reste du territoire, a connu des actes de délinquance perpétrés de part et d'autre. Dans la région de Tombouctou dans la partie nord du Mali, le bureau de vote du village de Saourassane dans la commune de Dianké a été purement et simplement incendié avant même son ouverture à 8 heures du matin. Tout compte fait, la partie nord du Mali est depuis le debut du processus déclarée zone rouge du fait des factions de rebelle qui opèrent dans le septentrion malien.

Déjà, des missions d'observations internationales ont refusés de se rendre dans les villes comme Kidal, Ménaka tout comme les villes périphérique et villages de ces foyers d'insécurité. Comme il fallait s'y attendre, c'est à la mi-journée, que les autorités régionales, ont informé qu'il n'y a pas eu de vote à Sosobé, un des arrondissements du cercle de Ténenkou.

Toujours dans ce cercle, pas de vote non plus dans les villes de Kadial et Diakoro. Aussi, au environ de 15 heures, les nouvelles du centre d'information électorale ont indiqué qu'une dizaine d'obus ont été tirés sur la ville d'Aguelhok dans la région de Kidal sans faire de victimes.

Malgré tout le Nord a voté

Le vote a été également interrompu dans la matinée, dans deux villages de la commune de Mariko près de Niono (188 473 inscrits). Là, des hommes armés ont fait irruption et ont saccagé le matériel.

Egalement zéro vote à Bambara Maoudé, commune du cercle de Rharous à une centaine de kilomètre de Tombouctou, suite à des menaces sur les opérateurs. Du coup, aucun bureau de vote sur les 26 que compte la commune n'a fonctionné.

Toujours dans la région de Tombouctou (75 mille inscrits), il n'y a pas eu d'isoloir dans le village de Lafia à cause des incidents du samedi soir, lorsque des individus ont tiré en l'air, ont fait irruption à la mairie et brûlé les urnes qui s'y trouvaient.

Quelques incidents ont également frappés la région de Mopti, au centre du pays, une zone où prolifèrent des groupes armés. A Gandiama, à 45 kilomètres de Douentza (127 500 inscrits), des éléments armés se sont attaqués aux agents électoraux. A Fatoma, toujours dans la région de Mopti (214 716 inscrits), les urnes et leurs contenus ont été brûlé.

Enfin à Manako Kounari, un président de bureau a été agressé et blessé. Mis à part ces incidents, plusieurs communes rurales et villes dans le grand Nord ont pu voter. Les bureaux ont été fermés à 18h heure temps universel. Les résultats définitifs sont attendus d'ici mercredi 1er Aout 2018. Et le second tout est prévu pour le 12 août prochain.

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Plus de: Sidwaya

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