31 Juillet 2018

Congo-Kinshasa: Mise à rude épreuve - La Mairie de Matadi défiée par les eaux stagnantes de 24/15 et les fuites de la tuyauterie Régideso

La mairie de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central est mise à rude épreuve par les eaux du marigot qui stagnent devant le bureau du district urbain de la Santé à côté du Commissariat urbain 24/15 en ville-basse dans la commune de Matadi, ces eaux usées de ce minuscule lac né du caniveau bouché qui devrait servir à leur canalisation et leur évacuation.

Caniveau qui, malheureusement, est devenu déversoir de tous les déchets ménagers auxquels la sacherie prend le dessus, faute d'une bonne gestion de ces emballages pourtant devenus universels.

Rependant un miasme pestilentiel, ces eaux se transvasent et mouillent chaque jour la chaussée sur une bonne distance, éclaboussant les passants à chaque passage d'un véhicule qui les charrie. Agrafé, entre guillemets par ses eaux, un mauvais baume vous colle à la peau ; ce qui indispose, et ces abords du 24/15 restent tous les temps humides comme s'il y pleut chaque jour et toute l'année alors que l'on a deux (2) saisons (pluvieuse et sèche).

L'actuel maire qui a hérité cet étang de ses prédécesseurs semble être hors d'haleine pour le sécher. Sa stratégie d'y placer en permanence une motopompe pour aspirer ou refouler ces eaux têtues, celles-ci reviennent au galop et regagnent leur lit et se déversent sur la chaussée. Faisant semblant d'ignorer l'origine de ces eaux polluées et ne comprenant pas comment les canaliser et faute de faire appel à l'expertise de l'OVD, sinon des services de la voirie urbaine, l'ancien maire (plus ou moins 13 ans de règne) et l'actuel, risquent d'échouer brillamment dans leurs efforts d'assainissement de cette place pour que ce lac sèche.

Marigot né, faut-il le rappeler, de l'insalubrité chronique de la ville, le miasme que cet étang dégage au quotidien à la barbe de toutes les autorités qui y passent, alors qu'aucune d'entre elles ne s'émeut outre mesure pour une action salvatrice, traduit la partition de ces autorités dans la destruction de la ville de Matadi.

Hier fleuron de la beauté d'une ville provinciale, aujourd'hui Matadi perd tout ce qu'elle avait de belles artères, de belles routes urbaines, de beaux et bons ponts, et l'éclairage public. Eclairage public ajouté aux nombreuses poches noires rendant la circulation nocturne très difficile et acrobatique. De la situation très délabrée de la ville, porte d'entrée et de sortie de la province du Kongo Central, sa population se demande d'où sortira celui qui la sauvera. Mais d'aucuns pensent qu'il faudra nécessairement un matadien de souche qui aime et connait mieux ses réalités. Quelqu'un de la trempe d'un Fuka Unzola new look.

Néanmoins, ce lac qui défraie la chronique et défie tout le monde semble se vanter de se passer de toutes les autorités et de crier : « Lukombo m'a vu naître et m'a laissé ici ; Pathy m'y a trouvé et m'y laissera également et peut-être pour y grandir ». Grandir ! Ce n'est pas impossible quand on connait la force corrosive de l'eau ! Un SOS est aussi lancé à la Regideso/Matadi dont la tuyauterie vétuste de plus de centenaire contribue également et énormément à la destruction de toutes les infrastructures routières de la ville avec ses fuites très nombreuses.

Fuites qui ôtent les valeurs de potabilité aux eaux de l'entreprise, car, suppose-t-on, en cas de basse pression, les eaux infiltrées emportent les bactéries dans la tuyauterie, quand on voit que celle-ci est enfouie dans le sol et passe des latrines publiques et autres lieux très sales. A tout prendre, il faut dire que l'assainissement urbain à Matadi doit être un travail d'hercule. Alors les grandes épidémies nous guettent. Mieux vaut prévenir que guérir, dit-on !

Byby Bavila B.

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