2 Août 2018

Burkina Faso: Conseil des ministres - Etait-ce bien la peine de débaptiser Blaise Compaoré ?

opinion

Cher Wambi, dans ma précédente lettre, je te faisais cas de la longue pluie qui s'est abattue sur Ouagadougou le jeudi 26 juillet dernier de 5h à pratiquement 17h.

Au regard de la durée de la flotte et des inondations constatées ici et là, les conjectures sur la quantité d'eau enregistrée ce jour sont allées bon train. Mais grâce au Service de la Météo, je suis désormais situé : sache que, malgré sa durée impressionnante, cette pluie n'avait rien de diluvien, même si elle a occasionné des dégâts par endroits, puisque ce jour-là le pluviomètre de Ouagadougou n'a affiché que 43,7 mm.

Cela dit, voici les données pluviométriques de la semaine du jeudi 26 juillet au mercredi 1er août 2018 :

Dori : 0,5mm ; Ouahigouya : 42mm ; Ouagadougou Aéroport : 64,4 mm ; Dédougou : 46,8mm ; Fada N'Gourma : 47,8mm ; Bobo Dioulasso : 93, 5mm ; Boromo : 61mm ; Pô : 89, 1mm ; Gaoua : 30, 1mm ; Bogandé : 88,2mm.

Cher cousin, c'est en principe aujourd'hui, vendredi 3 août, que les nouveaux membres du Conseil supérieur de la communication (CSC) prêteront serment dans la salle d'audience du Conseil constitutionnel.

On pensait que la constitution de cette équipe mettrait fin aux problèmes, parfois personnels, qui ont longtemps entravé le bon fonctionnement de l'instance de régulation des médias.

Mais force est de reconnaître que ça commence mal pour les nouveaux conseillers.

En effet, cher Wambi, après l'affaire Victor Sanou, nommé au titre de la présidence du Faso, qui a dû ravaler ses ambitions suite à des pressions politiques pour laisser la direction du CSC à Mathias Tankoano, on est loin d'avoir fini d'entendre parler de la « team Tank ».

C'est que, dans une déclaration conjointe de l'Association des journalistes du Burkina (AJB) et du Syndicat des travailleurs de l'information et de la communication (SYNATIC) publiée par le journal de ton oncle Nakibeuogo dans sa livraison du jeudi dernier, ces deux organisations disent n'avoir pas été associées au choix d'Abdoulazize Bamogo, de Séni Dabo et d'Ismaël Nignan, les trois conseillers nommés au titre des associations professionnelles représentatives des médias.

Pire, cher cousin, les signataires de la déclaration affirment, noir sur blanc, que c'est en réalité le président du Faso qui aurait lui-même désigné mes trois confrères en plus des trois autres conseillers qu'il nomme de droit.

N'ayant jamais appris la tenue d'une réunion pour le choix des représentants des médias, je me suis toujours posé une question sur l'identité de ceux qui les ont faits conseillers, pour ne pas dire rois.

Si ce qui a été écrit par Guézouma Sanogo et Siriki Dramé est vrai, c'est manquer de respect et de considération pour la grande famille des journalistes et des communicateurs burkinabè.

Et si Roch a effectivement osé le faire, sans doute était-il sûr de marauder dans le champ des médias sans qu'il n'y ait rien.

Si donc les trois mis en cause n'ont effectivement pas reçu la caution des organisations censées être leurs mandants, leur mandat peut-il être valide ? Et si tel n'est pas le cas, peut-on rebattre les cartes après prestation de serment ?

Que de questions !

Cher Wambi, le moins que l'on puisse dire, c'est que le fonds commun n'en finit pas de faire polémique au sein du ministère de l'Economie, des Finances et du Développement.

Alors que les négociations entre ledit ministère et la coordination des syndicats achoppent encore sur plusieurs points, voilà qu'au niveau de la haute administration de l'institution, un débat interne agite les esprits :

en effet, cher cousin, selon plusieurs sources bien introduites, la première responsable de la maison, Rosine Coulibaly, et ses plus proches collaborateurs ne s'entendent pas sur les coupures à opérer sur le fonds commun pour absence au service.

Pour ces derniers, se fondant sur « les quatre arrêtés fixant la répartition du fonds commun », les absences motivées pour fait de grève ne doivent pas être prises en compte. La grève étant un droit légal, elle ne doit pas être déductible du temps de présence. Ils préconisent alors que seules les heures de sit-in, jugé illégal, soient concernées par la mesure de coupure.

Mais du côté de Madame le ministre, c'est un autre son de cloche.

En effet, se basant sur « l'esprit des textes », elle estime que les absences pour sit-in et grève ont les mêmes conséquences. L'argentière aurait alors ordonné d'opérer les retenues sur le fonds commun en ne tenant compte que du temps de présence effective.

Quelle approche l'emportera sur l'autre ? On attend de voir.

Selon les mêmes sources, même si l'option des proches collaborateurs du ministre venait à prévaloir, il y aurait toujours problème, car les coupures devraient concerner les salaires et le fonds commun. Une double retenue qui viendrait exacerber une crise qui n'a que trop duré.

Le Conseil des ministres du 1er août 2018, le dernier avant les vacances ministérielles si je ne m'abuse, a décidé de rebaptiser l'hôpital national Blaise-Compaoré en Centre hospitalier universitaire de Tengandogo.

Etait-ce vraiment la peine, ou plutôt une urgence, pour rester dans le lexique hospitalier ?

A mon humble avis non, pour ne pas dire que ça n'aura pas été du tout l'idée du siècle.

Il est vrai que le 25 octobre 2010, jour de l'inauguration du nouvel hôpital, l'annonce de son nom de baptême, « Blaise Compaoré», par le Premier ministre d'alors, Tertius Zongo, n'avait pas particulièrement soulevé l'enthousiasme, pour ne pas dire que l'assistance l'avait accueillie par des applaudissements tardifs et polis.

Beaucoup, en son temps, avaient trouvé en effet que ce n'était pas une trouvaille particulièrement géniale parce que pour eux, Blaise Compaoré à l'époque n'avait pas besoin d'une telle gloriole pour embellir son cursus honorum.

Toujours est-il que l'appellation « Blaise Compaoré » a été actée et est aujourd'hui ancrée dans la conscience collective. Vinrent les journées insurrectionnelles des 30 et 31 octobre 2014 et l'exaltation iconoclaste qui s'est ensuivie.

Visitant des blessés des barricades admis dans cet hôpital, Isaac Zida, éphémère chef de l'Etat de la Transition, lança tout de go que l'établissement pourrait être rebaptisé « Arba Diallo », en souvenir de cet homme politique défunt et de son célèbre carton rouge brandi lors d'un meeting de l'opposition contre Blaise Compaoré, dans la bataille de l'article 37.

Comme on le sait maintenant, la suggestion du Lt-colonel Zida n'a pas prévalu bien qu'on eût compris qu'elle ait été suivie d'effet dans la fièvre des journées insurrectionnelles.

Voilà pourquoi, cher Wambi, on comprend difficilement que quelque quatre longues années après, cette décision tombe à froid, au moment où tous les hommes de bonne volonté aspirent à la paix, gage de cette réconciliation nationale qu'ils appellent de tous leurs vœux. Quel haut fait inscrit-elle vraiment au crédit du gouvernement ? Ce qu'on peut craindre par contre, c'est qu'elle ajoute à l'amertume et à la frustration des partisans de Blaise Compaoré qui ont, eux aussi, leur partition à jouer dans le processus de réconciliation en question.

Mais Cher cousin, le bon peuple, lui, ne se laisse pas facilement enfermer dans les subtilités juridico-administratives une fois qu'il a acquis certaines habitudes : c'est ainsi qu'ils ne seront pas nombreux à Ouagadougou ceux qui sauront vous situer l'avenue de la Liberté même si c'est l'une des plus longues de la capitale. Mais dites « l'avenue 56 » et hop ! De même et pour en revenir aux établissements hospitaliers, si vous dites « Polyclinique Notre-Dame de la Paix », c'est du chinois pour la plupart des Ouagalais. Mais dites « Chez Jean-Baptiste » (surtout en Mochichi, selon Toégui) (1) et chacun se retrouve au complexe de l'ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo au cœur de Somgandé.

C'est dire que hors les arcanes administratifs, l'appellation « hôpital Blaise Compaoré » pourrait persister dans les réflexes populaires. C'est pourquoi je persiste à croire que la décision en question est une roupie de sansonnet.

Cher Wambi, un tsunami foncier risque d'emporter certains conseillers de l'arrondissement 3 et pas des moindres :

en effet, les fins limiers de la brigade ville de gendarmerie de Baskuy, dans ce qu'il est convenu d'appeler le « parcelles-gate du 3 », seraient en passe de démanteler un réseau de trafiquants de terrains.

De quoi s'agit-il, cher cousin ?

Un réseau de faussaires avec à leur tête les conseillers Dipama Serge Alain (Le Faso Autrement) et Diendéré Luc (CDP) ayant comme complices présumés Sedongo Patrice, Kindo Moumouni et un certain Baziémo ont mis en place une véritable officine de ventes de parcelles :

ils ont en effet confectionné de faux carnets d'attribution de parcelles et de faux cachets portant le nom de la commune de Ouagadougou et, à l'aide d'indicateurs, recensaient toutes les parcelles vides de l'arrondissement puis procédaient à leur immatriculation et à leur vente à travers un réseau de démarcheurs. Par la suite, le « gombo » était réparti entre plusieurs bénéficiaires parmi lesquels un pasteur qui prélevait, pour ainsi dire, sa dîme foncière.

Deux ou trois personnes, poursuivies pour faux et usage de faux en écriture publique et vente illicite de parcelles, seraient déjà à la MACO et deux autres en fuite.

Cher Wambi, l'enquête suivant son cours, j'espère que le politique se gardera cette fois de s'en mêler pour laisser la justice faire son travail afin de mettre définitivement ces rapaces hors d'état de nuire.

Je comprends maintenant pourquoi l'apurement du passif foncier est un véritable chemin de croix pour le gouvernement et que la reprise du lotissement est un vrai serpent de mer.

Cher Wambi, comme tu le sais sans doute, une crise secoue la police municipale de Ouagadougou depuis bientôt deux mois. Officiellement, le lancement du concours direct de recrutement de 135 agents, de 10 contrôleurs et d'un inspecteur ainsi que le concours professionnel pour recruter 50 élèves assistants, dix contrôleurs et 4 inspecteurs pour renforcer les capacités du corps seraient à l'origine de cette colère des poulets municipaux. Aussitôt l'annonce faite, des troubles sont survenus, allant jusqu'à l'interdiction faite au directeur général de la PM et à ses proches collaborateurs d'accéder à leurs bureaux pendant une bonne semaine.

Cher cousin, les croquants exigent, rappelons-le, le rehaussement du niveau de recrutement des agents, leur reclassement ainsi que la reconstitution des carrières. Depuis lors, des tractations sont en cours pour résoudre la crise et le ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD) avait même été appelé en renfort. Tant et si bien qu'un consensus semblait avoir été trouvé et un chronogramme de mise en œuvre des propositions arrêté.

Hélas, les premiers responsables de la commune n'étaient pas au bout de leurs peines puisque c'est reparti de plus belle, la section ouagalaise du Collectif des policiers municipaux du Burkina ayant ordonné la cessation des activités, y compris les gardes à l'hôtel de Ville, dans les douze mairies d'arrondissement et dans tous les autres édifices communaux ainsi qu'au domicile du maire pendant que des éléments armés faisaient le rodéo dans la cité à bord de véhicules de service. Soit dit en passant, cher Wambi, la commune a appelé au secours la police nationale pour une sécurisation ponctuelle des autorités et sites municipaux, le temps que le problème soit réglé, mais son SOS est visiblement tombé dans l'oreille d'un sourd.

Au regard de ce qui précède, l'exécutif communal est remonté contre ce qu'il considère comme une grève sauvage. Il est vrai qu'« en raison de sa qualité et du caractère spécifique de ses missions, l'exercice du droit de grève ainsi que toute forme de manifestation publique à caractère revendicatif ne sont pas reconnus au personnel de la police municipale » (article 54 du décret n°2012-1105/PRS/PM/MATDS/MEF/MFPTSS/MJ du 31 décembre 2012 portant organisation des emplois spécifiques de la PM.

Jusqu'où ira donc ce bras de fer, cher cousin ? En tout cas j'ai appris par ouï-dire que, constatant « le caractère illégal de la cessation concertée et collective du travail », les membres du Conseil municipal, par une motion de recommandation datée du 1er août 2018, ont invité le maire à en saisir le MATD pour la mise en œuvre des procédures légales et réglementaires applicables à de tels manquements. S'achemine-t-on vers des sanctions ? En tout cas, l'épée de Béouindé pend au-dessus des têtes des poulets municipaux.

Affaire à suivre...

Cher cousin, s'il y a une destination à te conseiller pour ce long week-end qui s'annonce, c'est bien la « cité du Cavalier rouge ». Car l'Amicale Paalga, Amicale des anciens stagiaires et collaborateurs du Journal de ton oncle Nakibéogo, y a installé ses pénates pour l'apothéose de ses activités sportives et socio-éducatives ce dimanche 05 août.

En effet, depuis le 23 juin 2018, c'est une grande compétition de football, dénommée « Tournoi Paalga », qui réunit à l'université Norbert Zongo chaque week-end élèves, étudiants, populations de Koudougou et de ses environs et Forces de défense et de sécurité pour prêcher « la collaboration citoyenne avec les FDS », en vue d'une plus grande efficacité dans la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes. Des 24 équipes engagées, il ne reste plus que Zounongo FC, Celtic FC, V.I.P., et la formation des Sapeurs-Pompiers de Koudougou en course pour le titre : un trophée et 200 000 FCFA.

Cette année, ton Oncle Nakibéogo a décidé d'y être pour soutenir ses anciens scribouillards qui, depuis 2011, accompagnent « L'Observateur Paalga » dans sa mission d'information du public à travers la promotion de toutes les initiatives du label Observateur Paalga, tout en s'investissant auprès des jeunes. Nul doute que le DP marquera un arrêt à « l'Ombre »(Masmè) de son grand ami et chef d'Issouka et entendra Patrick, le « Nassara » bon teint, lui raconter l'histoire du Palais.

Ce dimanche donc, rendez-vous est pris à l'université de Koudougou pour vivre cette finale qui passe pour être l'une des plus grandes de la région, sous le parrainage de Monsieur Olaf Meijer, DG de Nantou Mining, par ailleurs premier soutien de cette initiative. A cette occasion, l'Amicale Paalga entend exprimer sa reconnaissance à toutes les personnes qui lui ont permis de relever le défi.

Cher Wambi, à présent, je t'invite à feuilleter avec moi le carnet secret de Tipoko l'Intrigante.

- Le boulevard de la révolution à Bobo-Dioulasso, dans les environs du maquis Paris-Bercy, a connu ce mercredi dans l'après-midi une ambiance inhabituelle. La circulation y a été perturbée pendant un bon bout de temps avec cet impressionnant déploiement des forces de défense et de sécurité. Des éléments de l'Unité spéciale d'intervention de la gendarmerie nationale (USIGN) venus de la capitale et très bien armés avaient bouclé la zone à la grande surprise des riverains et des usagers. Une gigantesque opération de ratissage y a été menée par les gendarmes qui ont investi les domiciles, les kiosques, les boutiques de rue, les ateliers, les cars en stationnement et procédé à de nombreuses arrestations. Rien n'a filtré de cette descente musclée des pandores qui a duré environ trois heures sous le regard médusé de la population.

Et depuis hier jeudi les commentaires vont bon train à Sya. Pour certains, les hommes de USIGN étaient aux trousses de terroristes signalés au quartier Ouezzin-Ville. En attendant d'en savoir davantage sur les raisons de cette sortie musclée des gendarmes, la stupeur qui s'était emparée des habitants de Ouezzin-Ville commence à s'estomper.

- Les 27 et 28 juillet derniers ont eu lieu les dernières auditions au procès du coup d'Etat manqué avant une suspension pour deux semaines. Les juges, le parquet militaire, les avocats des parties civiles et ceux de la défense sans oublier les accusés regagneront la salle des Banquets de Ouaga 2000 le jeudi 16 août 2018. Un aménagement pour permettre aux uns et aux autres de se reposer avant de poursuivre avec ce procès marathon.

Mais avant cette pause, trois inculpés ont défilé tour à tour à la barre pour s'expliquer pour « complicité d'attentat à la sûreté de l'Etat, de meurtre, et de coups et blessures volontaires », en l'occurrence, le sergent Yahaya Guiré dit le mécano, l'adjudant-chef Gbondjaté Dibloni et le sergent Salif Couldiaty. Les propos de l'adjudant-chef ont conduit Me Mamadou Sombié, un des avocats de la défense, à croire que ce dernier détient beaucoup de secrets qu'il peut partager avec l'assistance. Etant donné que son confrère Me Dieudonné Bonkoungou n'a pu le faire parler, il a usé d'une autre stratégie en faisant recours à la parenté à plaisanterie. Il faut noter que Me Sombié est de l'ethnie turka, et l'accusé alias Delta, un Lobi. «Un bon Lobi dit la vérité et on sent que vous êtes là pour dire la vérité. Parlez-nous du comportement du Lieutenant-colonel Zida en tant qu'un des responsables du RSP. Une crise a des causes lointaines et immédiates, qu'est-ce qui s'est passé pour qu'on en arrive là ? Vous êtes devant vos chefs et je suis également votre chef, je vous ordonne de parler», a lancé Me Sombié.

Et l'inculpé de rétorquer, sec : «Ici, moi je suis au sérieux hein !», avec un ton ironique qui n'a pas manqué de déclencher l'hilarité dans la salle, comme pour dire que ce n'est pas dans toutes les circonstances que la parenté à plaisanterie peut prospérer.

- Au cours de l'interrogatoire de l'adjudant-chef Gbondjaté Dibloni son conseil, Me Isaac N'Dorimana, a émis l'idée de produire une citation à comparaître à l'encontre de l'Etat burkinabè, estimant qu'il est civilement responsable de la crise au sein de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP). L'avocat s'est justifié en précisant que le RSP était un instrument de l'Etat, instrument dont il n'avait plus le contrôle en ce sens que le corps était divisé en plusieurs camps rivaux. Pour Me N'Dorimana, l'Etat burkinabè a une part de responsabilité dans cette affaire, telle une personne qui a créé un monstre qui a fini par lui échapper. « Même si nos clients sont reconnus coupables des faits à eux reprochés, ce n'est pas évident qu'ils ont les moyens financiers d'indemniser les victimes ainsi que les blessés», a renchéri Me Sandwidi.

Me N'Dorimana a laissé également plané l'idée d'adresser des citations à comparaître pour «allégations mensongères». Il a fait allusion au sergent Yahaya Guiré ainsi qu'aux soldats de 1re classe Abdou Compaoré et Sidiki Ouattara qui ont déclaré avoir vu son client, l'adjudant-chef Dibloni, à la Place de la nation ou vers la CNSS, chose que « Delta » a niée en bloc.

- L'affaire opposait Jean Marc Bonato à deux leaders de la société civile, Safiatou Lopez/Zongo et Hervé Ouattara. Jeudi 2 août 2018, elle a connu un dénouement. En effet, les deux responsables d'OSC ont été traduits en justice pour diffamation par l'imprimeur Jean Marc Bonato suite aux allégations d'agressions sexuelles commises par deux jeunes lycéens. Le tribunal de grande instance de Ouagadougou les en a reconnus coupables.

Les deux ont été condamnés à payer 150 000 FCFA d'amendes avec sursis et à supprimer de leurs comptes Facebook les publications incriminées, selon l'AIB. Ils devront par ailleurs verser 500 000 FCFA au titre des dommages et 500 000 FCFA au compte des frais. Obligation leur a été faite de publier sur leurs pages le verdict de la Cour.

Les deux jeunes lycéens, rappelle encore notre confrère, avaient accusé l'imprimeur de les avoir agressés sexuellement, l'un en 2018 et l'autre en 2016. A la suite de ces allégations, Safiatou Lopez/Zongo, sur les réseaux sociaux, a accusé publiquement M. Bonato d'être «un intouchable violeur d'enfants» et un «pédé». Une publication qu'Hervé Ouattara a reprise sur son compte Facebook le 23 avril 2018.

(1) A Zan Baptis

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

Ainsi va la vie.

Au revoir.

Ton cousin

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