2 Août 2018

Burkina Faso: Ligue des premières dames contre le cancer - Pour que plus personne n'en meure

Chaque heure, une personne meurt de cancer au Burkina. Situation similaire dans les tous pays africains membres de l'Organisation de coopération islamique (OCI). Eu égard à cette triste réalité, les épouses des Chefs d'Etat se sont réunies dans la capitale burkinabè les 1er et 2 août 2018 à l'occasion d'un séminaire régional de haut niveau sur les programmes de plaidoyer dans les Etats membres du groupe Afrique de l'OCI et la promotion de la sensibilisation à la lutte contre le cancer.

Unanimes que l'accent soit mis sur le dépistage précoce et la subvention pour la prise en charge des malades, elles ont décidé de mettre à contribution leur présence aux côtés de leurs époux afin de faire de la lutte contre le cancer une réalité.

« Ne dit-on pas que derrière un grand homme se cache une femme de feu ? », Eh bien, c'est ce que les épouses des chefs d'Etat de 17 pays africains de l'OCI ont démontré les 1er et 2 août derniers à Ouagadougou.

Ayant en effet marre de rester impuissantes face aux ravages que fait le cancer au sein des populations, telles des lionnes affamées, elles ont décidé de travailler de concert avec leurs époux pour lutter efficacement contre ce fléau qui tue à petit feu mais à grande échelle dans le monde et particulièrement en Afrique.

C'est toutes scintillantes de mille feux que les first Ladies illuminaient la salle de conférences de Ouaga 2000 lors de la cérémonie solennelle d'ouverture du séminaire de haut niveau rehaussée par la présence de huit épouses de chefs d'Etat soit celles du Burkina, de la Côte d'Ivoire, de la Guinée-Bissau, du Niger, du Nigeria, de la Sierra Leone, du Tchad ; les autres s'étant fait représenter.

A Ouaga, elles ont montré leur détermination à faire face à ce problème de santé publique causé par une subdivision incontrôlée de cellules anormales qui détruisent les tissus du corps.

Deuxième cause de décès dans le monde avec 8,8 millions de victimes enregistrées en 2015, le cancer est lié à plusieurs raisons : les conditions de vie difficiles, l'analphabétisme, le développement rapide des villes, le diagnostic tardif, le très faible accès à la radiothérapie et à la chimiothérapie et dans beaucoup d'autres cas le très faible accès aux services de cancérologie...

Malheureusement près de 70% de ces cas de décès surviennent en Afrique dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire dont les pays africains membres de l'OCI.

Ce problème de santé publique est d'autant plus grave qu'au Burkina 7 800 nouveaux cas de cancers sont diagnostiqués chaque année et ce, depuis 2012. Une situation que n'est d'ailleurs pas sans conséquences sur les familles des victimes : ce sont plus de 6 200 familles qui sont endeuillées chaque an, soit environ 25 décès par jour, une personne par heure.

Pour la first Lady du Burkina, Sika Bella Kaboré, sans un sursaut décisif visant à créer les conditions optimales à même de contenir les dégâts sociaux, économiques et psychologiques liés au cancer, le nombre de personnes, de familles frappées ne cessera de croître.

« Nous devons être mises à contribution aux côtés des pouvoirs publics et des partenaires au développement pour faire de la lutte contre le cancer une réalité au grand bonheur de nos populations », a souligné l'épouse du chef de l'Etat burkinabè en ajoutant que des mesures fortes doivent être prises en matière de politiques publiques pour créer, équiper et rapprocher les centres de soins des plus vulnérables.

Visiblement prêtes pour le combat, les épouses des chefs d'Etat ne perdent pas de vue certains défis : il s'agit, entre autres, de la difficulté d'accès aux médicaments anticancéreux en raison du coût élevé qui porte à croire que le cancer n'est pas une maladie pour pauvre ; la faible existence de centres de radiothérapie dans les pays africains membres de l'OCI (moins de 10 centres) alors que 60% des cas de cancer devraient être soumis à un traitement par les rayonnements à un certain stade.

Ce séminaire régional de haut niveau devra donc permettre à ces dames de s'informer des opportunités d'accompagnement de la lutte contre le cancer, de renforcer leur rôle en tant que premières dames et force d'interpellation, d'élargir l'accès à la prévention, au diagnostic et aux soins du cancer.

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