6 Août 2018

Burkina Faso: Conseil supérieur de la communication - Les 9 nouveaux «gendarmes» reçoivent le visa des Sages

Les neuf nouveaux membres du Conseil supérieur de la communication ont prêté serment le 3 août 2018 dans la salle d'audience du Conseil constitutionnel à Ouagadougou. Devant autorités politiques, parents, amis, collègues et surtout les Sages, Mathias Tankoano et les huit autres ont juré, la main droite levée, de bien et fidèlement remplir leur fonction de façon digne et loyale. Le Conseil s'est donné pour priorité de travailler à ramener la sérénité au sein de la maison.

«Je jure solennellement de bien et fidèlement remplir ma fonction de membre du Conseil supérieur de la communication, en toute indépendance et impartialité, de façon digne et loyale et de garder le secret des délibérations».

Ce serment a été, tour à tour, prononcé par Victor Sanou, Alexis Konkobo, Jeanne Coulibaly, Soahanla Mathias Tankoano, Zoumana Wonogo, Sonnontien Eugénie Séraphine Yaméogo/Ouattara, Abdoulazize Bamogo, Séni Dabo et Ismaël Nignan.

Ce sont, en effet, les neuf nouveaux membres du Conseil supérieur de la communication (CSC). C'est à eux que revient désormais la charge de conduire l'institution de régulation des médias publics et privés du Burkina Faso pour un mandat de cinq ans non renouvelable.

Le CSC, a rappelé le président du Conseil constitutionnel, Kassoum Kambou, a pour missions de veiller à l'application de la législation et de la réglementation relative à la communication, au respect de la déontologie par les organes de presse, de garantir la liberté d'expression et le droit à l'information. Kassoum Kambou a exhorté les impétrants à délibérer en ayant pour boussole l'intérêt supérieur de la nation.

La prestation de serment marque un nouveau départ pour cet organe qui a traversé une crise à partir du 6 septembre 2017. Ce jour, en effet, un communiqué du procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou portait à la connaissance de l'opinion qu'une information judiciaire allait être ouverte à l'encontre de cinq membres de l'institution dont sa présidente, Nathalie Somé, à qui il est reproché des faits de détournement de deniers publics, faux et usage de faux, corruption, entre autres.

Après la détention préventive du premier responsable, naquirent des dissensions sur la personne qui devrait assurer l'intérim. Selon le nouveau président, Mathias Tankoano, le premier chantier du Conseil est de travailler à ramener la sérénité au sein de la maison et surtout à ne pas décevoir les personnalités qui ont placé leur confiance en ces nouveaux Conseillers.

«L'AJB et le SYNATIC, des organisations de professionnels des médias, ont dénoncé la manière dont certains membres de la nouvelle équipe ont été désignés, quel commentaire en faites-vous ? », a lancé un journaliste. Et Mathias Tankoano de répliquer : «Ils ont posé un certain nombre de problématiques sur lesquelles nous sommes prêts à discuter.

Nous leur demandons de nous accompagner. Il faut que l'AJB et le SYNATIC viennent à nous afin qu'on discute. Ils ont parlé de la loi organique, nous, nous ne votons pas les lois, mais nous pouvons travailler ensemble et voir les points à améliorer pour permettre à tout le monde de se connaître dans le CSC.

Nous ne sommes pas fermés, nous ne faisons pas de polémique. C'est ensemble que nous pourrons adopter un texte qui puisse établir un organe indépendant au service uniquement des intérêts du peuple burkinabè ».

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