10 Août 2018

Cameroun: L'administration fiscale épinglée - Des maires chargent Luc Desiré Nkono chez le gouverneur de l'Ouest

« Nous ne comprenons pas l'attitude des responsables de l'administration fiscale à l'Ouest.

Ils menacent de procéder à des prélèvements sur le compte des mairies dans le cadre du recouvrement de certaines dettes imputées aux collectivités territoriales décentralisées. Les montants desdites sommes sont calculés en violation de la loi fiscale. En plus, ces inspecteurs d'impôts ne tiennent pas compte de la précarité dans laquelle vive les mairies. C'est courant ce mois de juillet 2018 que le Feicom vient de reverser aux communes les centimes additionnels communaux pour le compte de l'année 2018. Et subitement, l'administration fiscale veut asperger tout cet argent. Ce n'est pas normal ».

Tel est la plainte d'un maire qui dénonce les missions dépêchées par le Centre régional des impôts de l'Ouest, question de recouvrer les sommes dues par les collectivités territoriales décentralisées appelées aussi à payer des impôts ou à verser des péréquations à l'Etat.

Des sources proches de l'administration fiscale à l'Ouest font savoir que de nombreuses mairies de la région de l'Ouest ne constituent pas un exemple en matière de civisme fiscal. Elles n'ont pas reversé dans la caisse des impôts les retenus de taxe sur la valeur ajoutée, Tva, et autres taxes, prélevées chez leurs fournisseurs ou prestataires.

Ce qui fait que ça cause un sérieux gap au niveau des performances du Centre régional des impôts de l'Ouest en termes de mobilisation des recettes fiscales. Des défis qui interpellent Luc Désiré Nkono, chef de centre régional des impôts à l'Ouest. Car, annoncé dans un short list pour remplacer Modeste Mopao à la tête de l'administration fiscale au Cameroun, le chef de centre régional des impôts de l'Ouest essaye de mouiller le maillot à fonds. Et est prêt à tout pour accroitre ses recettes fiscales. Ce qui lui vaut des confrontations houleuses, et même ruineuse. Il était accusé, courant le mois de septembre 2017, d'harceler fiscalement les établissements du diocèse de Bafoussam. Interpellé par le gouverneur de la région de l'Ouest suite à la correspondance adressée par le clergé au Premier ministre, l'inspecteur des impôts dit avoir agi conformément à la loi.

L'affectation de l'ancien diplomate de la maison, Hamidou Aminou

Mais ces méthodes, jugées brutales, ne payent pas. Certains contribuables déplorent l'affectation de Hamidou Aminou à la direction des impôts à Yaoundé. Naguère inspecteur général des services au Centre régional des impôts à l'Ouest, celui-ci savait rassurer les gros ou les petits contribuables par son approche humaine. Soulignons qu' avant la rentrée du mois de septembre 2017, Hamidou Aminou, figure très réputée et respectable du centre régional des impôts de l'Ouest à Bafoussam, a déposé ses valises à la direction des grandes entreprises à Yaoundé en qualité d'inspecteur vérificateur. Une promotion traduisant son implication pour le renforcement du civisme fiscal auprès des populations de la région de l'Ouest où il a servi prés d'une dizaine d'années. «Nous prenons notre temps pour sensibiliser les populations avant de passer à la phase répressive. Le contribuable doit être traité comme un partenaire et non un adversaire», soutenait-il. C'est ainsi que courant le mois de juillet 2017, au moment où il a assumé l'intérim comme chef de centre régional des impôts de l'Ouest, les choses ont été moins crispées. Pondéré, il a empêché que certains agents des impôts soient traînés en justice. Tout comme, il a mis du sien afin que la campagne de recensement des contribuables ne connaisse pas d'escalades malsaines.

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